Publié dans Une femme et des livres a lu et a aimé

Piège en Ombrie

Les éditions du 38 m’ont offert, une nouvelle fois, le plaisir de découvrir une talentueuse auteure. Claire Arnot, Française qui vit et travaille en Italie, nous entraîne avec Piège en Ombrie dans un joli suspens, servi par une belle plume et une atmosphère à l’Italienne parfaitement rendue. A chaque ligne, on sent l’attachement de l’auteure pour l’Ombrie,région italienne proche de Rome où elle habite depuis de nombreuses années. Moins touristique que sa voisine, La Toscane, l’Ombrie a sans doute un charme plus confidentiel, plus authentique que Claire Arnot décrit à merveille. A tel point que, le livre à peine refermé, je me suis prise à rêver de prochaines vacances en Italie…

Mais il seraitpiege-en-ombrie bien trop réducteur de parler de Piège en Ombrie comme d’un guide touristique. Ce roman est d’abord et avant tout un polar bien ficelé qui ne ménage son lecteur ni en termes de suspens et ni en termes de rebondissements. En voici l’histoire : Hélène Fontayne, Française, la quarantaine, mariée à un avocat italien, deux enfants -toute ressemblance avec l’auteure du roman n’est pas du tout fortuite- vit dans un petit village d’Ombrie. Sa petite vie tranquille et sans histoire se trouve bousculée le jour où le sulfureux directeur de la Maison de retraite locale est retrouvé mort dans sa voiture bizarrement accidentée. Or, au même moment, Irina, la jeune femme de ménage russe de la vieille institutrice infirme du village disparaît sans laisser de traces. Il n’en faut pas plus à Hélène, qui, disons-le, s’ennuie un peu dans sa petite vie bien rangée, pour décider de mener -discrètement- l’enquête, au nez et à la barbe des « Carabinieri ».

Je l’ai dit : L’intrigue est parfaitement bien ficelée. Pas d’invraisemblances ou de hasards un peu trop providentiels qui viennent gâcher la lecture. Au fil des pages, les personnages se révèlent bien plus compliqués, bien moins lisses qu’ils n’y paraissaient au départ. Et nos certitudes de lecteur ne manquent pas d’être bousculées au fil des rebondissements. Le dénouement final -sous forme d’épilogue- est une réelle surprise. Bref, j’ai réellement passé un très bon moment de lecture, le joli voyage en Italie en plus.

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Le Livre des Baltimore

Baltimore 2

J’ai refermé hier soir Le Livre des Baltimore, de Joël Dicker (éditions de Fallois/L’Homme debout). J’avais été de ceux, extrêmement nombreux, qui avait adoré son précédent opus La vérité sur l’affaire Harry Quebert, que j’avais littéralement dévoré. J’étais donc très curieuse de savoir si ce nouveau roman allait me plaire autant. Suspens… Commençons d’abord par l’histoire.

On a plaisir à retrouver le jeune Marcus Goldman, écrivain américain à succès, qui avait résolu la fameuse affaire Harry Quebert du précédent roman. Aucune allusion n’y est faite, toutefois, puisque cette histoire se déroule dans les années qui précèdent. (Sous-entendu : les -rares- lecteurs qui n’ont pas lu La vérité sur l’affaire Harry Quebert peuvent sans problème lire Le Livre des Baltimore, ils ne seront pas perdus). Marcus Goldman des « Goldman de Montclair », issu de la classe moyenne américaine, raconte sa vie d’enfant, d’adolescent et de jeune adulte. Elle est intimement liée à celle de son oncle Saul , de sa tante Anita et de ses deux cousins Hillel et Woody. Eux, ce sont les « Goldman de Baltimore ». On comprend très vite que leur situation financière, sociale et professionnelle bien supérieure conduit Marcus à les admirer plus que tout, quitte à dénigrer ses propres parents. Pas de meurtre, pas de disparition inquiétante, pas d’assassins ici mais un Drame. Avec un D majuscule.

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