Publié dans Une femme et des livres a lu et a aimé

L’amor dans l’âme

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Pour avoir déjà échangé à plusieurs reprises avec elle, je devine que Sandra Mézière a la sensibilité à fleur de peau et qu’elle déteste par dessus tout la tiédeur, surtout quand il s’agit de sentiments. Son premier roman L’amor dans l’âme, paru aux Editions du 38, est à son image : Sensible et passionné. C’est un magnifique roman qui parle d’amour et de deuil. Amour contrarié, malmené, déçu, incompris mais absolu. Deuil impossible quand apprivoiser l’absence est trop difficile.

24 mai 2014. Festival de Cannes. Blanche, une jeune actrice très remarquée lors de la présentation en compétition officielle du cours-métrage dans lequel elle a le rôle principal, est retrouvée assassinée dans une chambre de l’hôtel Majestic. Qui pouvait en vouloir à cette jeune femme promise à un si brillant avenir ? Grâce à de nombreux flash-back, Sandra Mézière nous raconte l’histoire de Blanche, en pointillé, pour mieux ménager le suspens… De chapitre en chapitre, de rencontre en rencontre, de loupé en loupé, de non-dit en non-dit, d’espérance en espérance, de festival en festival, on comprend que le destin de la jeune femme est en marche… Rien ne pourra désormais arrêter l’engrenage qui la mène inexorablement à la mort.

J’ai vraiment adoré ce roman, à la chute très surprenante, qui nous fait plonger, qui plus est, dans les méandres du festival de Cannes. Sandra Mézière est une habituée de cet évènement qu’elle couvre depuis 15 ans. Ses descriptions des lieux, des ambiances, des relations qui s’y jouent, des fêtes, sonnent donc particulièrement justes, d’autant que l’auteure n’hésite pas à en dénoncer aussi les aspects les moins glamours. Non, tout n’est pas que calme, luxe et volupté à Cannes…

J’ai beaucoup aimé aussi la plume de Sandra Mézière et le don exceptionnel qu’elle a pour faire passer les émotions, pour parler de la douleur de l’absence et pour sublimer l’amour. Jusqu’à la mort. Son roman est vraiment une très belle découverte.

Je terminerai cette chronique par un petit clin d’oeil. Mon film préféré : Sur la route de Madison, de Clint Eastwood, à égalité avec Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau. Celles et ceux qui se plongeront dans la lecture de L’amor dans l’âme comprendront…

Si vous souhaitez mieux connaître Sandra Mézière, ici le lien vers l’interview qu’elle a eue la gentillesse de m’accorder il y a quelques semaines.

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Publié dans Une femme et des livres a lu et a aimé

Un foyer

J’ai commencé la lecture de Un foyer de Julie Lamiré, court roman paru aux Editions du 38 sans aucun a-priori positif ou négatif. Ce roman n’était pas un choix, il m’avait été offert. J’étais donc simplement curieuse de découvrir une plume inconnue.

Un foyerL’histoire s’ouvre sur Sarah, quadragénaire parisienne qui vit seule avec sa fille adolescente. Sarah est heureuse : Elle vient de décrocher un poste d’éducatrice dans un foyer qui accueille des adolescents au parcours chaotique : Enlevés à leur famille pour délaissement ou mauvais traitement, mineurs isolés sans papier… Persuadée que l’histoire tournerait autour de Sarah et de sa fille, j’ai été d’autant plus étonnée de me rendre compte au bout de quelques pages que le véritable héros du roman était tout simplement le foyer et toutes ses composantes : Les jeunes accueillis, bien-sûr, mais aussi leurs familles, les éducateurs et une foule de personnages secondaires non moins intéressants.

Au fil des pages, j’ai été conquise par cette histoire pleine d’humanité et de tendresse. J’ai été touchée par la souffrance de Kevin et de Rayan, et celle de leurs parents, dépassés par leurs démons et leur propre souffrance. J’ai été touchée par Ibrahima et Mamadou, arrivés sans papier du Mali, confrontés à une vie occidentale qui les déstabilise, confrontés à une réalité bien loin du rêve qu’on leur avait vendu et qui trouve en l’Islam leur seul réconfort, comme un ultime lien avec leurs racines. J’ai été touchée aussi par Fatoumata, jeune éducatrice qui met la rage de ses vingt ans au service des plus démunis, des plus faibles, qui se bat pour eux avec une sorte d’énergie du désespoir. Finalement, j’ai eu du mal à lâcher ce livre tant j’avais envie de savoir ce qui allait arriver à ces héros ordinaires que j’aurais aimé pouvoir protéger et accompagner moi aussi.

Julie Lamiré, qui signe ici son premier roman, a un indéniable talent d’écriture. J’ai particulièrement apprécié les dialogues qui sonnent vrais et apportent une touche supplémentaire de crédibilité à des personnages fort bien campés. Pas de temps mort, pas de longueur dans cette histoire, un suspens et une tension très bien orchestrés également . Et de l’humanité, tellement d’humanité ! Bref, une plume belle et sensible que j’aurais plaisir à retrouver…

Publié dans Une femme et des livres donne la parole

Coco Camel, pétillante, passionnée et enthousiaste !

Coco camel

Coco Camel, enthousiaste, pétillante et passionnée vit à cent à l’heure du côté de Toulouse. De son sud natal, elle a gardé une pointe d’accent qui ensoleille sa voix. Coco Camel a publié un premier roman il y a quelques mois, Je reste zen, d’abord en auto-publication, puis aux éditions parisiennes « J’ai lu ». Cette belle histoire littéraire, Coco Camel a accepté de la raconter ici, à son image : Avec enthousiasme et passion. Sans oublier l’accent.

« Coco Camel, comment l’écriture est-elle entrée dans votre vie ? »

« Tout bêtement grâce à un licenciement en 2001 ! (Grand éclat de rire). C’est vrai que pour la très grande majorité des gens, le licenciement est toujours une épreuve. Moi, j’oserais dire qu’il a été ma chance. Il m’a permis de m’ouvrir à d’autres horizons et de comprendre que la voie professionnelle que j’avais choisie n’était peut-être pas la bonne. J’ai décidé de faire un bilan de compétences. Le résultat était sans appel. J’étais une créative. Ah bon ? Je ne le savais pas ! Vous ajoutez l’une de mes amies qui n’arrêtait pas de me dire qu’il fallait que j’écrive toutes les anecdotes de boulot ou familiales que je lui racontais avec humour, et vous obtenez le projet de me lancer dans l’écriture d’un roman qui fait doucement son chemin dans ma tête ».

« Et ce projet, vous le concrétisez tout de suite ? »

« Non, pas du tout ! Il m’a fallu 10 ans pour parvenir à finaliser mon roman. J’avais le scénario, j’avais les situations, les personnages. Tout ou presque était dans ma tête. Mais il me fallait trouver le temps pour coucher le tout sur le papier. Ce n’est pas si simple. Dans l’intervalle, j’ai eu ma nouvelle vie professionnelle dans l’enseignement à mener, mes enfants à élever, mon couple à préserver. Bref, j’avais toujours une bonne raison de remettre au lendemain. Jusqu’au jour où j’ai fait de ce projet ma priorité, allant jusqu’à partir quelque temps hors de la maison, au calme, pour parvenir à le finaliser. Sans cette coupure radicale, je ne suis pas certaine que je l’aurais terminé ».

« Et ce roman, Je reste zen, que raconte-il finalement ? Etes-vous restée sur votre première idée de raconter la vie comme elle va, avec ses bonheurs et ses galères ? »

« Oui, complètement. Mon roman se passe dans le milieu de la publicité et raconte la vie quotidienne d’une jeune femme dans la trentaine et tout ce qui va avec : le boulot, le patron, les enfants, les amis, le mari. J’ai essayé d’y mettre beaucoup d’humour, sans toutefois tomber dans la caricature. Je pense que beaucoup de mes lectrices peuvent se retrouver dans les situations vécues par mon héroïne. Evidemment, de nombreuses anecdotes du livres sont inspirées de ma propre vie mais ce n’est pas une autobiographie. Les personnages ressemblent aussi à des personnes de mon entourage, sans être elles totalement. Ce qui me fait sourire parfois, ce sont d’ailleurs leurs réactions. Comme cette amie qui m’a dit avoir retrouvé une amie commune dans tel personnage alors qu’en fait, c’était elle que j’avais décrite. (Rires) ».

« Vous parlez de lectrices. Est-ce à dire que votre roman est réservé aux femmes ? »

« Non, pas du tout ! C’est vrai que mes lecteurs sont majoritairement des femmes. Mais dans les salons du livre auxquels je participe, je vois de plus en plus de messieurs qui me disent que ce livre leur a appris à mieux comprendre leur épouse parce qu’il traite aussi des rapports hommes-femmes et de leurs difficultés parfois. Donc, non, je le répète, les hommes ont aussi le droit et le devoir de lire Je reste zen ».

« Vous avez commencé par publier votre roman en auto-édition, c’est-à-dire sans passer par un éditeur. Pourquoi ce choix ? »

« Tout simplement parce que n’étant pas connue dans le milieu de l’édition et n’ayant pas de scandales à dénoncer ou du croustillant à raconter, je suis partie du principe que mon roman n’intéresserait pas les éditeurs. Je n’ai donc pas tenté de leur envoyer mon manuscrit. Je suis passée directement par un imprimeur local. C’est moi qui ai payé l’impression. Je n’avais de toute façon pas dans l’idée de gagner ma vie avec mon roman. Je voulais juste avoir le plaisir de le tenir entre les mains. J’en ai fais imprimer 400 exemplaires et j’ai organisé une grande soirée avec ma famille et mes amis pour lancer mon roman. A ma plus grande joie, leur retour a été excellent. Le bouche-à-oreille a commencé à fonctionner et mes 400 exemplaires ont été vendus en neuf mois. J’en ai fait réimprimer et, devant ce premier succès, j’ai eu le courage d’aller démarcher les grandes surfaces et les libraires de Toulouse et sa région. Un peu septiques au départ, ils ont fini par accepter de prendre mon roman dans leurs rayons. Au bout de quelques mois, 1 500 exemplaires avaient été écoulés. Ce fut une période de ma vie assez intense où je devais m’occuper de mes commandes et de mes livraisons de livres, tout en donnant mes cours. Mais j’ai adoré ! »

« Et ensuite, la maison d’édition « J’ai lu » entre dans votre vie ».

« Oui. Par le biais des enseignes où mon livre était vendu, je suis entrée en contact avec un commercial des éditions « J’ai lu », filiale de Flammarion. Mon histoire lui a plu, mon livre aussi, sans doute, parce que j’ai été contactée ensuite par cette maison d’édition. Elle me proposait d’éditer mon roman, en format « semi-poche ». Editer un inédit est une première pour cette Maison, plus habituée à publier en format poche des romans à succès. Je suis donc entrée de plein pied dans le monde de l’édition. C’est une grande fierté pour moi. Désormais, mon roman a quitté sa région natale de Toulouse. Il est vendu dans toute la France. Il y a peu, j’ai passé les 3 000 exemplaires écoulés. On me dit que pour un premier roman, c’est un très bon score ! ».

« Comment vivez-vous cette belle aventure littéraire ? »

« Avec un bonheur indescriptible ! Ma plus grande joie est de rencontrer mes lecteurs dans les salons du livre auxquels je participe régulièrement dans toute la France, d’échanger avec eux sur mon roman, mes personnages. C’est tellement chouette de se rendre compte que ce que l’on a écrit peut procurer du bonheur et des moments de plaisir, qu’il fait du bien à ceux qui le lise. J’aime beaucoup aussi discuter avec d’autres auteurs ou avec des Maisons d’édition. C’est tellement enrichissant ! Je suis vraiment comblée ! »

« Et la suite ? »

« La suite du roman, probablement dans quelques mois. Mais sur ce sujet, je reste muette. Je veux surprendre mes lecteurs ! (Eclat de rire final)  »

Merci Coco Camel d’avoir répondu à mes questions. Votre livre Je reste zen, aux éditions J’ai lu, est vendu dans toutes les librairies et sur internet. Si mes lecteurs souhaitent mieux vous connaître, je les invite à liker vos pages Facebook : « Coco Camel » et « Je reste zen ». Ou à se rendre sur votre site : http://www.jerestezen.fr