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Rendez-vous avec le crime

Je suis particulièrement fan des polars britanniques, aussi, quand j’ai vu que Rendez-vous avec le crime de Julia Chapman était proposé sur la plateforme Netgalley, j’ai tout de suite fait une demande d’envoi à l’éditeur, Robert Laffont, laquelle a été acceptée.

L’action de Rendez-vous avec le crime se déroule dans les terres septentrionales du Yorkshire en Angleterre. Samson O’Brien, policier à la prestigieuse « Met » à Londres, revient dans son village natal pour tenter de se faire oublier après avoir trempé dans une affaire louche, dont on ne sait pas grand chose de plus. Les retrouvailles ne sont pas des plus chaleureuses, ni avec son père, ancien alcoolique, ni avec ses amis qu’il a brusquement quittés après une dernière dispute avec son père, 14 ans auparavant. Pour passer le temps, en espérant que les choses finissent pas se tasser à Londres, Samson O’Brien ouvre une agence de détective privé à l’étage des locaux où son amie d’enfance, Delilah Metcalf a ouvert une agence matrimoniale quelques mois plus tôt. Or, Delilah s’aperçoit bientôt avec effroi, qu’un à un, les clients de son agence meurent accidentellement de façon bizarre. Très vite, elle s’interroge : Et si ces morts étaient des crimes ? Mais pour quel mobile ? Aidée par Samson O’Brien qu’elle appelle à la rescousse, Delilah Metcalf mène l’enquête.

Ce polar a réellement constitué une très belle distraction. L’ambiance « village anglais » telle que je me l’imagine y est parfaitement rendue, avec soirées au pub, concours de fléchettes et matches de rugby, le tout dans un cadre verdoyant et fleuri, comme sont forcément les campagnes britanniques. En cela, ce polar n’est pas très éloigné de la géniale série de M.C. Beaton Les enquêtes d’Agatha Raisin, en un peu moins déjanté et humoristique, toutefois. L’enquête est vraiment plaisante à suivre, même si la profusion de personnages secondaires peut rendre la lecture un peu ardue au début. J’ai personnellement eu un peu de mal à m’y retrouver quand j’ai commencé ma lecture mais cela reste un détail car ce polar est, par ailleurs, très bien construit, en tous cas assez pour brouiller les pistes et nous sortir un(e) coupable auquel je n’avais pas pensé du tout. Alors, certes, ce n’est pas non plus le polar du siècle mais il rend pleinement son office : Faire passer un très bon moment à son lecteur. Rendez-vous avec le crime est sous-titré : Tome 1 : les détectives du Yorkshire, de quoi laisser augurer le premier chapitre d’une longue série. C’est plutôt une bonne nouvelle.

 

 

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Il est toujours minuit quelque part

C’est le titre qui m’a d’abord intriguée. Le résumé de l’histoire était, lui aussi, bien alléchant. Quant à l’auteur, Cédric Lalaury, je ne le connaissais pas du tout. Normal, me direz-vous, Il est toujours minuit quelque part est son premier roman édité, suite à un concours littéraire organisé par les éditions Préludes qu’il a gagné. Il n’en fallait pas plus pour que je fasse une demande de lecture à cette maison d’édition via le site Netgalley. Demande qui m’a été accordé.

Commençons par l’histoire de ce roman qui se présente « comme un thriller que le lecteur aura du mal à lâcher ». William -Bill- Herrington est un éminent professeur de littérature anglosaxone, passionné par Henry James, qui enseigne dans une brillante université américaine. La cinquantaine approchant, marié, père de deux adolescentes, il mène une vie bourgeoise et sans histoire. Jusqu’au jour où Bill Herrington trouve dans son casier à l’université un roman écrit par un jeune auteur inconnu qui raconte mot pour mot une histoire qu’il a vécue il y a plus de vingt ans lorsqu’il était étudiant. Une histoire qui s’était terminée par un meurtre et qu’il avait soigneusement décidée d’oublier. Le professeur Herrington, déjà bouleversé par la lecture de ce livre, l’est encore plus quand il comprend que des proches -qui ignorent évidemment tout de cette histoire- ont également reçu le roman et que lui-même reçoit des textos menaçants et anonymes émanant d’un numéro inconnu dont il pense qu’il appartient à l’auteur du livre, un certain Richard -Dick- Kirkpatrick. La machine est lancée…

Soyons francs, la publicité n’est pas mensongère quand l’éditeur annonce que le lecteur aura du mal à lâcher ce thriller. En tous cas, j’ai eu, moi, bien du mal à le lâcher, et cela, dès les premières pages. Il n’y a aucune longueur, l’écriture est efficace et elle se lit très facilement. On est tout de suite emporté par l’histoire et on se laisse surprendre, autant que le malheureux héros, par les rebondissements qui parsèment le récit. On assiste aussi, impuissants, à une espèces de descente en enfer du pauvre Bill Herrington dont on se demande, haletants, jusqu’où elle va aller et surtout, quand et comment elle va s’arrêter.

Au delà de l’histoire en elle-même, ce roman est aussi un habile questionnement sur la culpabilité et sur les ravages qu’elle peut provoquer. C’est aussi un livre sur la douleur et sur le besoin de vengeance qui en découle parfois.

J’ai lu ici ou là que le rebondissement final n’était pas à la hauteur du suspens qui monte au fil des pages. Je n’ai, personnellement, pas été déçue. Je n’ai rien vu venir et cette lecture a constitué une excellente distraction pendant quelques jours trop courts.