Publié dans Une femme et des livres retombe en enfance

Ma petite sœur du séisme

 

ma petite soeur du séisme
Photo d’illustration : Sophie Noël

Auteure, notamment, de romans jeunesse, Sophie Noël signe un très joli album pour enfants, magnifiquement illustré par Louise Collet, Ma petite sœur du séisme, chez Pétroleuses Editions. Sophie Noël a puisé dans son histoire personnelle pour l’écrire. Déjà maman adoptive de Flore, elle attend, avec son mari, sa deuxième fille, Alexandra, élevée dans un orphelinat d’Haïti, quand l’île est ravagée par un très violent séisme en 2010. Les semaines et les mois qui suivent sont très éprouvants pour les futurs parents qui n’ont plus de nouvelles de leur fille. Leurs démarches auprès des autorités françaises restent lettre morte. Il leur faudra faire preuve de beaucoup de courage, de patience et d’abnégation pour, enfin, pouvoir accueillir Alexandra.

C’est cette belle et émouvante histoire que Sophie Noël raconte par la bouche de sa fille aînée qui voudrait tant pouvoir rencontrer sa petite soeur.  Une jolie façon de parler de l’adoption aux enfants, de montrer que c’est souvent un très long chemin et qu’il n’y a pas de différence entre un enfant de cœur et un enfant de sang. « Tu te demandes pourquoi j’ai la peau marron alors que mes parents ont la peau blanche ? C’est parce que je suis adoptée. Ma maman et mon papa ne m’ont pas fabriquée eux-mêmes, ils sont allés me chercher en Haïti dans l’orphelinat où je vivais. (…). Après avoir rempli les documents d’adoption, maman et papa m’ont ramenée en France, où nous formons une famille. Comme toutes les autres familles. Que l’on soit adopté ou non, ce qui compte, c’est l’amour que nous partageons« , écrit Sophie Noël.

Très court, cet album sera parfait pour « l’histoire du soir », d’autant qu’il est très joliment illustré par les aquarelles aux tons pastels de la jeune Louise Collet.

L’avis d’Une petite femme et tout plein de livres : « J’ai vraiment beaucoup aimé cet album que j’ai lu très vite. C’est l’histoire d’une petite fille adoptée qui veut rencontrer sa petite sœur qui est adoptée aussi. Mais comme il y a un séisme en Haïti, ca prend plus de temps que prévu. J’ai appris plein de choses sur l’adoption. Ca m’a beaucoup intéressée car, dans mon école, il y a un petit garçon noir, Joseph, qui a aussi été adopté. J’ai appris aussi des choses sur les séismes. Et justement, en « sciences », on apprend les séismes à l’école en ce moment. Donc, vraiment, c’est un album très bien ».

Intéressée par cet album ? Contactez directement l’auteure : Sophieno@gmail.com.

Vous pouvez également aller faire un petit tour sur le blog de Sophie Noël en cliquant ici

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Publié dans Une femme et des livres retombe en enfance

Harry Potter à l’école des sorciers

Bref, j’ai lu Harry Potter à l’école des sorciers, roman jeunesse de J.K. Rowling paru en… 1997 . Avant toute chose, je me dois d’avouer que je suis complètement passée à côté du phénomène Harry Potter, aussi bien en littérature qu’en version cinéma. Sans doute parce que j’étais déjà adulte (et sans enfant) lorsque le premier tome de la saga est sorti. Ensuite, parce que d’une façon générale, je suis complètement hermétique aux univers fantastiques ou de science-fiction. Je ne connaissais pas les Moldus, je n’avais jamais entendu parler du Quidditch, je ne savais pas qui était Hagrid. En fait, seul le nom de Poudlard m’était vaguement familier, sans que je sache réellement pourquoi d’ailleurs.

harry potter

Ma fille (8 ans et demi) a reçu en cadeau les trois premiers tomes de la saga il y a quelques semaines. Et comme, à l’image de sa mère, elle dévore les livres depuis toute petite, elle n’a pas attendu bien longtemps pour ouvrir le premier tome. Lequel l’a immédiatement emballée. Son enthousiasme était tel que j’ai eu envie de le lire à mon tour, histoire de savoir ce que ce livre avait de si particulier pour être autant plébiscité par les enfants. Bon, avant, ma fille m’avait quand-même mise en garde : « Attention, maman, à la fin, tu verras, ça fait un peu peur »… Cette précaution ne m’a pas arrêtée.

Alors, voilà, j’ai commencé Harry Potter à l’école des sorciers. Et j’ai compris pourquoi ce livre avait eu (et a encore) autant de succès. D’abord, il faut reconnaître à l’auteur un sacré talent d’écriture : Légèreté, malice, humour, fraîcheur, sans tomber une seule seconde dans la mièvrerie. Ensuite, le cadre de l’histoire : Une école des sorciers qui reprend les codes des écoles britanniques huppées (élèves pensionnaires répartis dans des « maisons » sous la responsabilité d’un professeur et d’un élève « préfet », tournois et concours inter « maisons »…) , la magie en plus, forcément. Ce procédé permet vraiment au lecteur de s’identifier aux héros, alors même qu’ils ne sont pas des humains comme les autres. L’histoire en elle-même enfin : Suspens, aventure, mystère, gentils héros et méchants héros, frissons… Tout est fait pour tenir le lecteur en haleine. Avec bien-sûr, le retournement final, très bien amené et orchestré puisque, toute adulte que je suis, je n’ai, je l’avoue, rien vu venir. Pour résumer : J’ai vraiment passé un bon moment de lecture, j’ai souvent souri, je n’ai pas eu peur (contrairement à ma fille) et j’attends maintenant avec impatience que ma fille termine le tome 2 « Harry Potter et la chambre des secrets » pour pouvoir m’y plonger. Sans honte et sans gêne. N’est-ce-pas l’essentiel ?

Publié dans Une femme et des livres retombe en enfance

Histoires de princesses (qui ont autre chose à faire que d’attendre le Prince charmant)

trois livres

Les histoires de notre enfance sont souvent peuplées de princesses qui attendent toutes un prince charmant qui leur fera tout plein de beaux et riches enfants. Sans être une féministe extrême, j’avoue avoir trouvé très rafraîchissant de tomber sur des albums pour enfants où les princesses sont tellement occupées qu’elle ne pensent même pas à se faire passer la bague au doigt.

Voici d’abord Moi, princesse Marguerite de Christine Beigel et Xavière Devos aux éditions L’élan vert. La princesse Marguerite, infante d’Espagne, est une petite fille espiègle. Alors que Velasquez, le peintre de la Cour, est arrivé pour immortaliser la famille royale, voilà que Marguerite préfère jouer à Un, deux, trois soleil ! Et met une vraie pagaille dans le palais. C’est tellement plus amusant que de rester plusieurs jours sans bouger pour les besoin d’un tableau qui ne sera peut-être même pas beau, en plus. Au delà de l’histoire rigolote et de ses illustrations très gaies et toniques, l’intérêt de cet album est de faire découvrir une oeuvre d’art, en l’occurrence « Les Ménines » (la famille du roi d’Espagne Philippe IV) peinte par Diego Velasquez et conservée au musée du Prado à Madrid. Toute l’intrigue tourne autour de la réalisation de ce tableau, dont l’histoire véritable est racontée et commentée à la fin de l’album. On apprend également qui était Velasquez et qui sont les personnages du tableau. Une manière joyeuse, amusante et originale d’aborder la peinture.

L’avis de « Une petite femme et tout plein de livres » : « J’ai beaucoup aimé ce livre car la princesse Marguerite est une petite chipie. Je pensais que les princesses aimaient toutes se faire belles et être peintes. Mais Marguerite préfère faire plein de bêtises. Elle ne ressemble pas aux autres princesses ».

 

Voici encore Le Cadeau de la Princesse qui avait déjà tout de Hubert Ben Kemoun et Cécile Becq aux éditions Albin Michel Jeunesse. La princesse Latika vit dans un royaume lointain avec le roi et la reine, ses parents. Alors que l’anniversaire de la petite fille approche, son père est bien embêté : Que peut-il offrir à une jeune primargueritencesse qui a déjà tout : des robes, des pur-sang et tous les jouets qui ont été inventés ? Après une longue réflexion, le roi a une idée. Il va offrir à sa fille, un gros, un très gros cadeau auquel elle n’aurait jamais pensé et qui pourrait, qui sait, lui faire comprendre beaucoup de choses… Comme sa chance d’être une petite fille riche et gâtée, par exemple. J’ai vraiment beaucoup aimé cet album. Les illustrations sont bien choisies, le dessin est tout en finesse, les couleurs tendres. Et puis, c’est vrai aussi, j’ai aimé la morale de cette histoire dans laquelle de nombreux enfants pourront se reconnaître.

L’avis de « Une petite femme et tout plein de livres » : « C’est vraiment un super livre avec des illustrations très belles et pleines de couleurs. J’ai adoré. C’est un livre qui fait réfléchir parce que la princesse a tout ce qu’elle veut et son papa lui fait comprendre qu’elle a de la chance d’avoir tout ce qu’elle veut en lui faisant une épreuve où elle a faim, froid, où elle n’a plus sa belle robe. Mais l’histoire se finit bien. C’est une bonne leçon ».

princesse avait tout

Voici enfin Histoires enchantées de princesses, un recueil de 11 histoires illustrées par Eugeny Antonenkov, Victoria Fomina et Ekaterina Vaschinskaya et paru aux Editions Margaux&Cie. Ce livre m’a surtout plu parce que les princesses qui le peuplent sont surprenantes, inattendues, simples, et parfois même magiques. Pas de stéréotypes ici. Les princesses sont ne pas toutes douces, gentilles, voire un peu niaises. Ces histoires enchantées mettent en scène au contraire des princesses pleines de caractère, d’humour et toujours prête pour l’aventure. Quitte à passer pour des garçons manqués ! Et même si, parfois, elle croise un Prince très charmant. Des histoires qui raviront les filles, comme les garçons !

L’avis de « Une petite femme et tout plein de livres » : « C’est un livre que j’aime beaucoup mais que je n’ai pas encore terminé. Il y a plein d’histoires différentes alors on ne s’ennuie jamais. Des fois, la princesse raconte un prince, mais pas toujours. Et il leur arrive plein d’aventures ».