Étiquette : interview

Michaël Uras : De Proust à la Sardaigne, mais surtout un auteur à découvrir d’urgence !

Michaël Uras est un jeune écrivain franc-comtois, également professeur de lettres. Son père, d’originaire Sarde, lui a légué son amour inconditionnel pour cette petite île italienne, sans doute moins connue que sa voisine sicilienne. A tel point qu’il en a fait le décor de son dernier roman, « La maison à droite de celle de ma grand-mère », paru aux éditions Préludes, que j’ai, personnellement, adoré. Il n’en fallait pas plus pour que j’ai envie de découvrir un peu mieux qui se cachait derrière cet auteur talentueux. Un grand merci à Michaël Uras d’avoir accepté cette interview. 

Michaël Uras

  • Bonjour Michaël Uras. Vous avez été très jeune un très gros lecteur, alors que vous dites, vous-même, que les livres n’étaient pas très présents au sein de votre famille. Comment vous est venu cet amour de la lecture ?

« A la maison, mes frères et moi n’avions pas beaucoup de livres, c’est vrai. En revanche, mes parents nous conduisaient régulièrement à la bibliothèque municipale. Ils ne nous ont jamais refusé l’achat d’un livre. Le livre n’a jamais été considéré comme un « ennemi » ou un objet inconnu synonyme de méfiance, ce qu’il peut être dans certaines familles. Mes parents ont favorisé notre accès à la culture. C’est un beau cadeau. Je lisais tout ce qui passait sous mes yeux. Parfois, je ne saisissais rien de l’ouvrage que je tenais entre mes mains. Peu importait. Les livres m’ont extirpé d’un avenir un peu moins coloré. Fils de maçon immigré, j’avais peu de chance de devenir romancier ».

  • Vous affirmez que la découverte de Marcel Proust a été déterminante dans votre vie. Pour quelle raison ? Qu’a donc fait cet écrivain pour vous bouleverser à ce point ?

« Proust a compté et compte toujours, c’est un fait. J’ai beaucoup de tendresse pour lui. J’en ai toujours eu. Lorsque je l’ai découvert, je le voyais comme un petit garçon qui avait des choses à me dire. C’est étrange car il était mort depuis bien longtemps. J’ai aimé l’être humain avant d’aimer ses livres ».

  • A tel point qu’il vous a inspiré votre premier roman, Chercher Proust paru en 2012 chez LC Editions, qui raconte votre relation personnelle avec cet auteur. Comment l’idée de ce roman vous est-elle venue ?

« Je lisais Proust, la critique proustienne. Ces lectures étaient un peu envahissantes. Et, un jour, j’ai eu l’idée de les transformer en roman. Je voulais, sur un mode léger, traiter de la question de l’obsession pour un écrivain. La figure du chercheur proustien n’avait encore jamais été romancée, je me suis lancé ! »

  • La publication de ce roman a-t-elle relevé du parcours du combattant ?

« Oui ! J’ai essuyé de nombreux refus. Je n’avais aucun contact dans le monde de l’édition. J’envoyais mon manuscrit à toutes les maisons, je poursuivais les auteurs que je rencontrais dans les manifestations littéraires. J’avais besoin d’aide et de conseils (c’est pour cela que je ne refuse jamais d’aider un aspirant romancier, à présent).

De belles maisons m’ont fait croire à la publication avant de se raviser, c’était cruel ! Enfin, un éditeur a décidé de me publier. Ensuite, le texte est arrivé jusqu’à Audrey Petit, éditrice au Livre de Poche. La reprise en poche était incroyable. Aujourd’hui, je suis édité par Préludes, le grand format inédit du Livre de Poche. Audrey Petit est toujours mon éditrice. Grâce à elle, j’ai compris le rôle déterminant de l’éditeur ».

  • Votre père, d’origine sarde, vous a légué son amour pour cette petite île italienne. Dans votre deuxième roman Nos souvenirs flottent dans une mare poisseuse, paru en 2014 aux éditions Le livre de poche, vous évoquez cette enfance partagée entre la France et la Sardaigne, avec beaucoup de sensibilité. Que représente pour vous la Sardaigne ? Un havre de paix ? Un refuge ? Un lien indéfectible avec l’enfance ? Et… pourquoi ce titre surprenant alors que vous évoquez plutôt des souvenirs heureux ?

« Je retourne en Sardaigne dès que je le peux. C’est un refuge, oui. Il y a sur cette île un mélange de douceur et de dureté. La carte postale et la vie âpre dans les terres. Loin de la mer. Les villages presque jamais visités. Enfant, j’y passais toutes mes vacances. Le silence sous le soleil brûlant.

« J’ai grandi entre deux pays, la France et la Sardaigne. Je ne veux quitter ni l’un, ni l’autre. C’est idiot. On ne peut vivre à deux endroits à la fois. Mais, j’accepte l’idiotie ! Ma culture est française (j’ai suivi mes études en France), mon cœur est sarde ».

  • Venons-en à votre quatrième roman La Maison à droite de celle de ma grand-mère, qui paraît ce mois de février 2018 aux Editions Préludes et que j’ai eu la chance de découvrir dès le mois de décembre dernier. Avec la Sardaigne en toile de fond et une très jolie histoire de famille. J’ai personnellement adoré ce roman tellement criant de vérité. Est-ce de l’observation de vos contemporains que vous est venu ce don de raconter des histoires et de créer des personnages qui sonnent tellement vrai ?

« Merci ! Il y a quelques années, j’avais écrit une nouvelle, Tout vaut mieux que le vide. L’histoire d’un ancien militaire de retour dans son village sarde après un conflit interminable et destructeur. Un soldat d’abord considéré comme un héros aux yeux des villageois avant de devenir, bien malgré lui, une sorte de boulet dont on ne savait que faire. Un homme déclassé mais toujours habillé de vêtements colorés. Le Capitaine, c’était son nom, comme Achab dans Moby Dick. J’ai décidé d’en faire un roman ».

  • Vous êtes aujourd’hui un écrivain reconnu. Vous continuez néanmoins à enseigner les Lettres. Quelle place tient l’écriture dans votre vie ? Est-ce un besoin quotidien, une récréation ?

« Continuer à enseigner est essentiel. Cela me permet de garder un pied dans la vraie vie. J’aurais trop peur de rester chez moi à attendre que les idées arrivent. Et, quel plaisir de faire découvrir à des adolescents des grands textes de la littérature. Ce n’est pas toujours évident mais le challenge me plait. Et mes élèves découvrent que l’on peut être écrivain et vivant ! »

  • Quelle relation entretenez-vous avec vos lecteurs ? Etes-vous un écrivain qui aime arpenter les salons du livre et accepte sans rechigner, et même avec bonheur, les séances de dédicaces ?

« Lors de la promotion de mon précédent roman (Aux Petits mots les grands remèdes), j’ai eu la chance d’être invité un peu partout en France. C’était extraordinaire. Je n’oublie jamais (même quand je suis fatigué) que de nombreux auteurs souhaiteraient être publiés et conviés à des salons, rencontres… C’est une vraie chance !

De plus, je suis assez présent sur les réseaux sociaux, je suis curieux des retours que l’on peut faire sur mes romans (même s’ils ne font pas toujours plaisir) et je n’hésite pas à dialoguer avec les lecteurs ! »

  • Et pour terminer, avez-vous déjà d’autres projets littéraires sur le feu ?

« C’est la question à ne pas poser ! Je suis assez angoissé sur le sujet…Je plaisante mais pour l’instant, je prends quelques notes, rien de plus. Je souhaite, en priorité, me consacrer à La maison à droite de celle de a grand-mère. Nous verrons bien… »

 

 

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Léna Jomahé : Fantastique, rien que du fantastique !

Léna Jomahé a pas mal bourlingué avant de poser ses valises à Bordeaux. Passionnée par la littérature fantastique, elle s’est lancée dans l’écriture en 2013, un peu sur un coup de tête, après une déception littéraire. Un coup de tête bienvenu qui s’est concrétisé par la publication de deux sagas fantastiques entre 2015 et aujourd’hui. Léna Jomahé nous parle de son univers, de ses livres, de ses projets… Et c’est un vrai plaisir que de l’écouter.

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Bonjour Léna Jomahé et merci de vous prêter au jeu de l’interview pour le blog. Vous êtes auteure de deux sagas fantastiques, Les Oubliés, parue en 2015 pour le 1er tome et en 2016 pour le second et La Sorcière Rouge, parue en 2015*. Avant d’évoquer cette belle aventure littéraire, pouvez-vous nous parler un peu de vous ? D’où êtes-vous ? Un mari ? Des enfants ? Des passions en dehors de l’écriture ? Un métier en dehors de celui, très prenant, d’auteur ?

« Bonjour et merci de m’accueillir. Alors pour parler un peu de moi : j’ai 38 ans (bientôt 39), je suis effectivement mariée et j’ai deux enfants de 11 et 8 ans. Je suis une Grenobloise, expatriée à Bordeaux après avoir fait un bout de chemin en Martinique. Je ne vis malheureusement pas de ma passion, je travaille donc à côté dans une petite école privée qui accueille des enfants qui n’entrent pas dans le moule de l’éducation nationale. Du coup, entre le travail, l’écriture et ma vie de famille, je n’ai pas vraiment de temps pour d’autres passions, si ce n’est la lecture qui me semble vitale et les séries TV ».

 – Quand vous est venue l’envie d’écrire ? Est-ce une passion pour la lecture qui vous a amenée à l’écriture ? D’ailleurs, peut-on devenir auteure sans avoir beaucoup lu avant ?

« Je pense que j’ai toujours voulu écrire, sans oser sauter le pas. Toute petite déjà, à l’heure où les petites filles veulent devenir maîtresse, chanteuse ou princesse, je disais que je voulais devenir journaliste de presse écrite. Mais ce n’est qu’en 2013 que je me suis enfin décidée. Ce n’est pas vraiment ma passion de la lecture qui m’a amenée à l’écriture, puisque j’aimais écrire avant d’être une lectrice compulsive, mais je pense effectivement que pour écrire, il faut avant tout lire. Je ne vois pas comment il peut en être autrement. Lire c’est emmagasiner des histoires certes, mais c’est également s’imprégner des codes. Quel que soit notre genre de prédilection, il répond à un code, et ce n’est qu’en lisant beaucoup, que nous le comprenons et l’apprivoisons ».

 – Quel a été l’élément déclencheur qui vous a conduite à commencer votre premier roman ?

« C’est marrant mais avec le recul, je pense que ce qui m’a finalement poussée à ouvrir mon ordinateur, à affronter la page blanche et à me dire « maintenant c’est ton tour », c’est une grande déception livresque. J’ai détesté le dernier tome d’Hunger Games, une trilogie américaine écrite par Suzanne Collins. Enfin, c’est la fin que j’ai surtout détesté pour être exacte. Et plutôt que de tourner en boucle et ressasser ma déception, je me suis dit qu’il était temps que je prenne mon clavier ».

– Vos livres se passent dans l’univers du fantastique. Pourquoi ce choix ? Et pourquoi avoir tout de suite commencé avec une saga ? C’est plutôt rare quand on débute dans l’écriture.

« Alors effectivement, je ne lis et je n’écris que du fantastique. Pourquoi ? Parce que je vis déjà une vie bien remplie et que j’ai besoin d’évasion. La vraie. Celle qui me fait changer de monde, de mode de vie, celle qui bouscule les habitudes, les frontières de ce que l’on sait ou de ce que l’on pense savoir. J’adore la dystopie, c’est-à-dire une fiction qui dépeint une société imaginaire qui empêche les gens d’être heureux, comme je l’ai fait dans Les Oubliés. Bien souvent elle prend ses racines dans notre monde actuel et elle casse tout pour tout reconstruire : en pire. J’espère également par ce genre, arriver à une prise de conscience de mes lecteurs les plus jeunes. Dans la dystopie, il peut y avoir plusieurs niveaux de lecture. Une lecture plaisir, qui sera juste de la détente, et une lecture plus profonde, basée sur la critique de notre société et de ce qu’elle pourrait devenir si nous continuons ainsi. Pour ce qui est de l’Urban Fantasy, c’est à dire une fiction qui met en scène un univers familier associé à des créatures surnaturelles comme je l’ai fait dans La Sorcière Rouge, c’est vraiment pour moi l’occasion de sortir de notre monde. Côtoyer des créatures surnaturelles ça a quelque chose de captivant, qu’on soit lecteur ou auteur.

Pourquoi commencer par une saga ?  Je ne me suis pas posée la question. Lorsque j’ai posé la trame de Les Oubliés, je me suis vite aperçue que tout n’entrerait pas en un seul tome. Idem pour La Sorcière Rouge. Mais une fois que le deuxième tome de La Sorcière Rouge sera écrit, je vais me concentrer pendant quelque temps sur des one-shot ».

 – Pourriez-vous écrire dans d’autres genres, loin du fantastique ? Peut-être l’avez-vous déjà fait d’ailleurs ?

« Non, en tout cas, pas pour le moment. Comme je le disais plus haut, pour écrire un genre, il faut avoir les codes. Je ne lis pas suffisamment d’autres genres pour pouvoir me les approprier au point d’en écrire. Et puis, il faut avoir l’envie également, et aujourd’hui c’est dans le fantastique que je m’épanouis ».

 – Qu’est ce que vous apporte l’écriture ? Est-ce devenu un besoin pour vous ?

« Comme la lecture, l’écriture m’apporte de l’évasion. Faire vivre des personnages, leur créer une histoire, leur faire traverser des épreuves : ça peut être très grisant. Écrire est effectivement devenu un besoin. Un réel besoin, même pour ma santé d’ailleurs. Durant les périodes où ma vie de tous les jours ne me permet pas de poser les doigts sur un clavier, je finis par me couvrir de plaques d’eczéma. Écrire c’est, je pense, un exutoire qui me permet de me libérer des tensions du quotidien. D’ailleurs, lorsque je ne suis pas derrière mon clavier, mon cerveau, lui, ne s’arrête pas. Il crée sans cesse. Mes prochains chapitres, mes futurs romans. J’ai un fichier spécial sur mon téléphone qui me permet de noter les éléments les plus importants au moment où ils m’arrivent ».

 – En 2014, vous sortez le premier tome de votre saga Les Oubliés. Avez-vous eu des difficultés, à l’image de beaucoup de nouveaux auteurs- pour trouver une Maison d’édition ? Pensez-vous que ce soit plus difficile de faire publier de la littérature fantastique par rapport à de la littérature plus classique ?

« Alors, avant d’arriver chez l’éditeur Plume Blanche en 2015, le 1er tome de Les Oubliés est sorti en 2014 dans une autre maison d’édition. On peut dire que j’ai eu beaucoup de chance. J’ai soumis mon manuscrit à deux maisons d’édition fin 2013 et quelques semaines après, j’avais deux réponses positives. Je ne pense pas que faire éditer de la littérature fantastique soit plus compliqué que la littérature classique. Il faut juste sélectionner les Maisons d’édition intelligemment. Faire un tour d’horizon de ce que chacune publie, regarder les lignes éditoriales, les livres déjà publiés, pour voir si cela correspond à notre manuscrit et à ce que l’on attend d’une Maison d’édition. Je pense qu’il ne faut pas non plus chercher à être trop gourmand dès le départ, en ne se focalisant que sur les grandes Maisons d’édition. Il existe bon nombre d’éditeurs plus modestes qui font un très bon travail et qui ont, parfois, plus de places à consacrer aux nouveaux auteurs ».

 – Suite à la parution de ces deux sagas, êtes-vous allée à la rencontre de vos lecteurs ? Aimez-vous l’ambiance des salons littéraires et les rencontres avec vos lecteurs ?

« Oui, à de nombreuses reprises, d’ailleurs. J’adore me déplacer en salon ou en librairie pour aller à la rencontre des lecteurs. C’est finalement l’aboutissement de ce pour quoi on a travaillé durant de nombreux mois. Pouvoir parler de son roman, échanger avec les lecteurs qui l’ont lu, en rencontrer de nouveau. Je ne m’imaginerais pas vivre toute cette aventure autrement ».

 – Avez-vous un très beau souvenir de cette très belle aventure littéraire que vous souhaiteriez partager avec les lecteurs du blog ?

« Je crois que le souvenir le plus marquant pour le moment, c’est ma participation aux « Utopiales » à Nantes. J’ai participé à une table ronde sur la dystopie. Pour la première fois de ma vie d’auteur, je ne me suis pas sentie comme une auteure de « sous littérature », comme certains considèrent malheureusement parfois la littérature fantastique, mais comme une auteure qui avait réellement des choses à dire. Comme une auteure qui abordait de vrais sujets dans ses livres et qui pouvait enfin s’exprimer ».

 – Parlons un peu de votre actualité ? Avez-vous de nouvelles parutions prévues cette année ? Si oui, pouvez-vous nous en dire deux mots ?

Alors en septembre 2017, le premier tome de La Sorcière Rouge ressort. C’est une version un peu différente de la première. La saga va changer de nom et le premier tome sera un peu rallongé. Pour les lecteurs fans d’Urban Fantasy, en voici le synopsis :  « J’étais bien dans ma petite vie d’étudiante. J’avais un job plutôt sympa et carrément trop payé pour ce que je faisais, une meilleure amie un peu frappadingue, mais que j’adorais, des parents aimants et présents, et il a fallu qu’il entre dans ma vie. Oui… Lui… ! Il est arrivé avec ses gros sabots et il a mis un énorme coup de pied dans mes certitudes, faisant voler ma vie en éclat ! Me voilà donc, à vingt-deux ans, à devoir sauver ma peau dans un monde totalement irréel. Des vampires, des sorcières, et puis quoi, encore ?! Des loups-garous, pourquoi pas, soyons fous ? Ah… ben oui ! Et franchement il est tellement sérieux… aucun humour ! Non, je vous jure… On est mal barrés ! » J’adore vraiment ce livre. L’héroïne est jeune, fraiche, un peu tarée, même. On sort complètement de ce que j’ai pu faire dans Les Oubliés (que j’adore tout autant bien entendu). On arrive dans un monde qui est le nôtre, aujourd’hui, pour suivre l’histoire d’une jeune fille qui pourrait être n’importe qui et qui va découvrir que le monde qui l’entoure n’a rien à voir avec ce qu’elle pensait. L’héroïne a beaucoup d’humour, des réactions parfois totalement puériles. Elle est entière, elle a du caractère et je défie quiconque de vivre ce que je lui ai fait vivre, sans avoir des réactions disproportionnées. De tous les personnages que j’ai créés, cette héroïne là est vraiment ma préférée. Une lectrice m’a demandé il y a peu de temps à quoi je pensais en créant son caractère et ma réponse a été : « A une échappée de l’asile sous LSD ». Je trouve que ça lui correspond tout à fait ! »

Merci beaucoup Léna Jomahé et bonne continuation littéraire à vous !

Merci beaucoup pour ce bel échange. J’espère qu’il aura donné envie à vos lecteurs de me découvrir et de lire toujours plus !

 *Depuis cette version n’existe plus, mais cette saga va ressortir sous un autre nom en septembre 2017 dans une autre Maison d’édition.

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