Publié dans Une femme et des livres a lu et a aimé

Le secret de la manufacture de chaussettes inusables

Chaussettes

D’abord, il y a le titre : « Le secret de la manufacture de chaussettes inusables ». Un titre rigolo qui m’a interpellée. Ensuite, il y a la couverture, avec cette chaussette mauve et orange et cette bobine de fil bleue qui donnent le sourire. Enfin, il y a l’auteur (enfin ! me direz-vous), Annie Barrow, dont on me dit sur la 4ème de  couverture qu’elle a écrit avec sa tante, Mary Ann Shaffer, un roman que j’avais adoré voici 7 ou 8 ans : « Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates ». Décidément, les titres improbables sont la spécialités de cette famille. Bref, voici comment un roman se retrouve en deux temps trois mouvements dans mon panier à roulettes de chez Super U Grand-Fort-Philippe alors que j’étais venue pour remplir mon frigo. A noter pour la prochaine fois : Ne plus passer avec mon panier à roulettes au rayon « librairie » de chez Super U Grand-Fort-Philippe, lieu de toutes les tentations…

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L’homme qui ment

lavoineTrouver Marc Lavoine à la rubrique « littérature », forcément, c’est une surprise. Car jusqu’à présent, Marc Lavoine se résumait, pour moi, à trois choses : « Elle a les yeux révolver », « Le cœur des hommes » et « Les Enfoirés ». Un peu court, je le confesse et l’assume. C’est donc animée par une grande curiosité et surtout encouragée par une critique unanimement élogieuse, que j’ai entrepris la lecture de son premier roman, « L’homme qui ment ».

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Dix-sept ans

ColombeC’est un tout petit livre d’à peine 90 pages que je viens d’avaler en moins d’une heure. Un tout petit livre bouleversant qui raconte l’histoire d’un avortement. Celui que l’écrivain-journaliste, Colombe Schneck, a subi quand elle avait 17 ans à la veille de passer le bac. L’histoire d’une adolescente sans histoire, privilégiée, choyée, gâtée qui vit sa première histoire sexuelle comme elle vit sa vie : Avec bonheur, liberté et dans l’insouciance la plus totale. Jusqu’au jour où lui arrive une chose à laquelle elle n’a jamais pensé, parce que bien-sûr, ça n’arrive qu’aux autres : Elle est enceinte. Chapitres courts, écriture sobre, efficace, élégante et émotion à toutes les pages. Colombe Schneck livre un témoignage bouleversant et pudique. Il vient prouver combien un avortement même légalisé, même réfléchi et voulu, même réalisé dans des conditions médicales idéales n’est pas -et ne sera jamais- un acte banal. Parce qu’il touche à la vie, à la liberté mais aussi à la mort. Colombe Schneck est poignante quand elle évoque « l’absent » qui n’a même pas de nom, dont elle ne connaîtra jamais avec exactitude la date de naissance théorique. L’auteur n’a jamais parlé à personne de cet épisode de sa vie. Et pourtant, il l’accompagne à chaque instant . Elle termine par ses mots bouleversants mais pleins d’espérance : « Ton absence m’accompagne depuis trente ans. Ton absence m’a permis d’être la femme libre que je suis aujourd’hui ».

A lire, absolument.

Dix-sept ans, Colombe Schneck, Grasset

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Rappelle-toi

François reynaert« Rappelle-toi » (éditions du Nil) est un petit roman qui se dévore très vite, un large sourire aux lèvres. Son auteur, le chroniqueur et écrivain, François Reynaert, est Malouin*, comme moi. C’est bien là mon seul point commun avec lui ! Je lui ai fait remarquer lorsque je l’ai rencontré à un salon du livre, ce qui lui a permis de trouver immédiatement l’inspiration pour sa dédicace : « Avec les amitiés d’un fils de Malo ». Sobre et efficace.

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Même les politiques ont un père

politiqueEn ce jour de la fête des pères, j’ai envie de vous parler d’un livre que j’ai lu il y a quelques semaines avec beaucoup de plaisir. Un livre de circonstances : « Même les politiques ont un père » de Emilie Lanez, journaliste au Point. C’est un petit bouquin d’à peine 200 pages qui s’avale en deux ou trois soirées, dans lequel on peut picorer à l’envie puisque chaque chapitre est consacré à l’un de nos hommes ou femmes politiques (aimés, tolérés ou détestés, de l’extrême gauche à l’extrême droite). Rien ne nous oblige à les lire dans l’ordre. Moi, par exemple, j’ai choisi de lire ceux que j’aimais le plus en premier. J’ai donc commencé par François Bayrou et j’ai terminé par Marine Le Pen.

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Constellation

constellationQuand j’ai entendu parler de « Constellation », premier roman d’Adrien Bosc, j’ai imaginé une histoire autour du ciel, des étoiles, de l’astrologie…

Constellation, c’est le nom de l’avion d’Air France dans lequel le champion de boxe et idole de toute une nation, Marcel Cerdan, a trouvé la mort dans la nuit du 27 au 28 octobre 1949, au-dessus de l’archipel des Açores, plongeant la France d’après-guerre dans la consternation la plus totale. Accompagné de son manager et d’un ami, il s’était envolé pour New-York, sûr de reconquérir le titre que lui a ravi l’Américain controversé pour ses liens avec la mafia, Jake LaMotta, quelques mois plus tôt. C’est Edith Piaf, avec laquelle il vit une histoire d’amour passionnelle, qui l’a supplié de prendre l’avion plutôt que le paquebot transatlantique où sa place était réservée de longue date, pour la rejoindre plus vite. Son manager a fait des pieds et des mains, jouant sur le statut de Marcel Cerdan, pour dégoter à la dernière minute trois places sur le Constellation à destination de New-York, laissant sur le carreau trois voyageurs à qui il vient de sauver la vie… Ironie…

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Nymphéas noirs

Nymphéas noirsNymphéas noirs. Troisième roman de Michel Bussi en quelques semaines… J’ai adoré les deux premiers. J’aborde celui-ci avec prudence : D’abord parce que mon expérience de lectrice m’a prouvé qu’à enchaîner les livres d’un même auteur, on finit pas se lasser. Ensuite, parce qu’une de mes amies l’a lu et ne l’a pas aimé. Punition suprême : Elle l’a abandonné en route…

Giverny. Petit village de l’Eure mondialement connu parce que Claude Monnet y a passé une grande partie de sa vie et y a peint ses fameux tableaux « Nymphéas ». Alors que les touristes envahissent le village et se pressent pour visiter la maison et les jardins de Monnet, on retrouve un homme assassiné, la tête dans le cours d’eau qui traverse le village. Bizarre, le mode opératoire ressemble à celui qui a coûté la vie à un enfant du village en 1937 et dont le meurtrier n’a jamais été retrouvé. Autour du cadavre, trois femmes se détachent : Fanette, petite fille de 11 ans, qui rêve d’une carrière de peintre, Stéphanie, l’institutrice du village mal mariée à Jacques et une vieille, dont on ne sait rien, si ce n’est qu’elle observe tout, sans que nul ne semble la voir… Les inspecteurs qui mènent l’enquête en sont persuadés : un enfant du village est en danger.

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