Publié dans Une femme et des livres se dévergonde

Aux plaisirs de Déborah

déborahAux plaisirs de Déborah est une nouvelle de littérature érotique écrite par Chocolat Cannelle. Initialement publiée sur la plateforme numérique « Rose Bonbon » aujourd’hui disparue, elle est désormais accessible à la vente sur la plateforme d’autoédition Smashwords. Accès direct en cliquant ici.

Qui connaît Chocolat Cannelle sera peut-être étonné en lisant cette nouvelle (18 pages environ en format numérique), globalement beaucoup plus soft que celles qu’elle a l’habitude de publier. Bien-sûr, et je veux rassurer les amateurs du genre, cela reste de la littérature érotique, et tous les codes sont bien présents. Mais là, point de nymphettes à la sexualité débridée, point de jeunes filles qu’il faut « éduquer », point de maîtresses dominantes et de mâles dominés, point de libertinage sans complexe… Non, simplement Lydia, une cinquantenaire qui s’ennuie avec Claude, son mari depuis plusieurs décennies. Et qui rêve, sans trop oser l’avouer, de mettre un peu de piquant dans sa vie sexuelle au point mort. En osant vaincre sa gêne, en osant passer outre son éducation, ses principes, Lydia réapprend le plaisir. Mais pas de la façon dont on pourrait l’imaginer. Pas en se lançant dans une sexualité à tout-va mais plutôt en réapprenant à s’aimer et à séduire. En dire plus m’amènerait à dévoiler la chute de l’histoire. Or, l’art de la chute est tellement important dans une nouvelle, qu’elle soit érotique ou pas, d’ailleurs, que je ne voudrais pas gâcher le plaisir de la lecture par trop de détails. Chocolat Cannelle n’avait pas habitué ses lecteurs à des histoires qui se terminent bien, à des histoires d’amour tout court. Elle devrait le faire plus souvent car sa nouvelle est une vraie réussite et sa plume toujours aussi plaisante à lire.

Laissez-vous tenter par les Plaisirs de Déborah. Lisez ce texte pour ce qu’il est : Une charmante et émoustillante récréation.

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Publié dans Une femme et des livres se dévergonde

Un petit extra, la seconde vie d’un Olisbos et autres nouvelles érotiques

seconde-vie-dun-olisbos-chocolatcannelle-l-ub7pp6ChocolatCannelle, auteure de nouvelles et romans érotiques (mais pas que… Comme quoi, l’érotisme mène à tout, à condition d’en sortir…), bref, ChocolatCannelle vient d’auto-éditer trois petites nouvelles en format eBooks sur Amazon. Ces textes ont déjà fait l’objet d’une publication dans plusieurs ouvrages collectifs de la Collection Paulette des Editions du 38. Elle vient également de publier une quatrième nouvelle, en lecture libre sur son blog. C’est par cette dernière que je vais commencer ma chronique. Sans doute parce que celle-ci a ma préférence. Un petit extra est une nouvelle érotique, dont les passages très crus parfois, ne tombent jamais dans la vulgarité. C’est surtout une nouvelle extrêmement bien écrite, qui met en scène une jeune femme de chambre, qui fait montre d’une gouaille incroyable, à la manière d’un Georges Simenon. C’est ce ton insolent, ajouté à un humour caustique qui trouve son point d’orgue au moment de la chute -complètement inattendue d’ailleurs- qui m’a d’autant fait aimer ce texte. Un petit extra est vraiment la preuve que dans « littérature érotique » il y a « littérature » et qu’un bon texte est d’abord un texte bien écrit, même si, dans le cas présent, il a aussi pour fonction de titiller les sens du lecteur. Si des lecteurs du blog souhaitaient goûter à ce type de littérature à moindre frais, Un petit extra est en lecture libre ici.

domina

Si cette première lecture vous a donné envie d’autres lectures, je vous encourage vivement à poursuivre avec Si semblables (le parcours amoureux et sensuel de sœurs jumelles délurées, dans une ambiance très XVIIIème, parfaitement reconstituée), La seconde vie d’un Olisbos (Le récit d’une étudiante qui remet au goût du jour un objet utilisé par les Chinoises des temps anciens pour pallier les manquements sexuels de leur mari) et enfin Naissance d’une Domina (Les fantasmes d’une jeune femme qui se cherche encore, sur le chemin de l’épanouissement sexuel). La plume de ChocolatCannelle y est vraiment réjouissante. Son ton, volontiers suranné et toujours très léger, lui permet de tout écrire, tout suggérer et même plus, sans jamais choquer. Et l’on se dit alors que la plume de ChocolatCannelle pourrait sans doute faire des merveilles dans d’autres genres littéraires… Qui sait ?