Publié dans Une femme et des livres donne la parole

Sophie Lemp ou l’émotion à fleur de peau

Sophie LempSophie Lemp est une (encore) jeune auteure que j’ai connue grâce à son dernier roman Leur séparation (Editions Allary) que j’ai lu quasi d’une traite, tant je l’ai apprécié. Ce qui frappe à sa lecture, c’est l’émotion qui transpire à chaque page, doublée de pudeur et de sensibilité. Sophie Lemp a très gentiment accepté de répondre à quelques questions, ce dont je la remercie. Son interview est à son image : pudique et sensible. Je vous laisse la découvrir.

Bonjour Sophie Lemp. Pourriez-vous, avant toute chose, vous présenter en quelques phrases ? 

« Après avoir été comédienne, je me suis tournée vers l’écriture. J’écris régulièrement de petits guides sur Paris pour les éditions Parigramme ainsi des fictions radiophoniques pour France Culture. Je suis également adaptatrice. « Leur séparation » est mon deuxième livre.

Je viens de terminer votre deuxième roman paru aux éditions Allary, « Leur séparation ». Ce roman autobiographique raconte la séparation de vos parents et, surtout, la façon, dont, petite fille, vous avez vécu cet événement. Pourquoi avoir voulu, adulte, écrire sur ce qui semble être resté pour vous le drame de votre enfance ? 

« Je savais depuis des années que j’écrirais un jour sur ce qui a en effet été le drame de mon enfance mais aussi un événement fondateur pour celle que je suis devenue. J’avais peur, je tournais autour, écrivais des débuts, abandonnais avant d’y revenir. Et puis, un jour, j’ai continué ».

Votre premier roman paru en 2015 aux Editions Le Fallois « Le fil » racontait l’histoire de vos grands-parents. Votre famille est-elle un terreau inépuisable d’inspiration ? Est-ce qu’à l’image de l’écrivain Jean-Louis Fournier, vous voulez faire de votre vie « un objet littéraire » ? 

« Un objet littéraire, je ne sais pas, mais quand Annie Ernaux dit qu’elle a l’impression que les choses lui arrivent pour qu’elle les écrive, c’est très proche de ce que je ressens. L’écriture est une nécessité, je ne sais pas faire sans ».

Dans vos deux romans, vous faites de nombreux allers-retours entre votre enfance et votre vie actuelle. Est-ce une façon de signifier que nous sommes pour toujours liés à ce qu’a été notre enfance ? 

« Oui, pour moi l’enfance est toujours très présente et intimement liée à ma vie d’adulte. J’espère ne jamais oublier car c’est je crois en me souvenant de la petite fille que je me rapproche de la femme que je voudrais être ».

Lorsqu’on lit les critiques sur vos livres, ce sont les mots « pudeur, sensibilité, émotion » -mots que j’ai moi-même employés- qui reviennent le plus souvent. D’où vous vient cette formidable capacité à faire passer les émotions ? 

« Lire cela me touche beaucoup mais je suis incapable de répondre à votre question ! Je ne cherche jamais à émouvoir, simplement à être au plus près de ce que je ressens ou de ce que j’ai ressenti ».

Pour parler plus généralement de votre parcours littéraire, depuis quand écrivez-vous ? L’écriture a-t-elle toujours fait partie de votre vie ?

« Oui, j’écris depuis que je suis enfant, un journal intime, des poèmes, des nouvelles. Depuis l’adolescence, j’écris quotidiennement ».

De quel(s) écrivain(s) pouvez-vous dire qu’ils ont influencé votre écriture, votre style ?  

« J’ai découvert Annie Ernaux à l’âge de dix-sept ans, avec « Passion simple ». J’ai été bouleversée par ce livre et j’ai ensuite lu tous les autres. Son écriture, sans effets, mais surtout sa façon d’ « écrire la vie », m’ont comme autorisée à écrire à mon tour ».

On dit souvent que la publication d’un premier roman relève du parcours du combattant. Quel a été le vôtre ? 

« Cela a été long, avec tout d’abord l’écriture d’une première version refusée partout. Après avoir retravaillé, j’ai renvoyé mon manuscrit à plusieurs maisons. Guillaume Allary venait de créer sa maison, il m’a répondu très vite et je l’ai rencontré, avec Nicole Lattès. Mais cela n’a finalement pas abouti et c’est Bernard de Fallois, que j’avais rencontré grâce à la radio et à qui j’avais demandé un simple avis, qui a publié « Le fil », plusieurs mois après ».

Et pour terminer, avez-vous déjà de nouveaux projets littéraires sur le feu ? 

« Je commence à y penser mais je dois d’abord terminer un feuilleton radiophonique. En tous cas, merci pour votre lecture, votre chronique et ces questions auxquelles j’ai eu beaucoup de plaisir à répondre ! »

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Corpus Delecta, une certaine idée du mystère

Vous l’avez découverte à travers Les talons rouges, son recueil de nouvelles épistolaires érotiques que j’ai chroniqué ici. Je vous propose de la découvrir un peu plus aujourd’hui.  Corpus Delecta a accepté de se dévoiler avec fraîcheur et de spontanéité, à la condition de laisser beaucoup de mystère parce qu’elle le cultive avec gourmandise. Corpus Delecta a entrouvert la porte. Entrez vite ! Elle pourrait changer d’avis !  

Corpus Delecta, et si vous commenciez par vous décrire brièvement ?

« Que vous dire, donc… Que je vis dans le Sud. Que quoi qu’il arrive je vis toujours près de la mer, et que je ne pourrais pas faire autrement. Là où d’autres ont besoin d’oxygène, moi, il me faut de l’iode… Me décrire brièvement? J’en suis bien incapable! La digression est mon mode de communication préféré. Et puis, quel « moi » voulez-vous que je décrive? Je suis si multiple! Bon, pour ne pas trop vous laisser sur votre faim, disons que ma principale qualité est une certaine légèreté. Quant  à mon physique, que chacun (et chacune) se l’imagine comme il (ou elle!) l’entend. Après tout, Corpus Delecta vit de l’imaginaire, et du fantasme ».

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Photo choisie par Corpus Delecta pour illustrer son interview.

Dans la vie, qu’aimez-vous ? Que n’aimez-vous pas ? Qu’est ce qui vous fait avancer ?

« Vous ai-je déjà dit que je digressais facilement? Commençons par la fin.  Je dirais que ce qui me fait avancer, mon moteur si vous voulez, c’est la curiosité. Je suis une vraie gamine, toujours à vouloir regarder ce qui se cache derrière les portes, derrière les gens, toujours à vouloir lire entre les lignes. J’aime jouer, je n’ai peur de rien, à la fois naïve et lucide. Ce que j’aime? Ma vie. Ca paraît facile, comme réponse, et pourtant, c’est essentiel. Quant à ce que je n’aime pas… Les contraintes. J’ai horreur des contraintes, quelles qu’elles soient ! »

Depuis combien de temps écrivez-vous ? Quel a été le déclic ? Pourquoi écrivez-vous ? Est ce un besoin au même titre que boire et manger ?

 » Je crois que j’ai toujours écrit. J’imagine que j’aurais pu faire des milliers d’autres choses, mais l’écriture s’est pour ainsi dire imposée à moi. Je ne dirais pas que c’est un besoin. Plutôt une évidence. J’écris. C’est comme ça ».

 L’érotisme : Pourquoi écrivez-vous dans ce genre littéraire, qui ne s’adresse pas à tous les publics ? Avez-vous été, avant, lectrice de textes érotiques ? Que cherchez vous à faire passer à vos lecteurs à travers vos textes ?

« Je ne suis pas une grande lectrice de littérature érotique, non.  Je ne saurais vous dire pourquoi, mais c’est comme ça: j’adore en écrire, mais j’en lis très peu. J’ai commencé l’érotique pour séduire, tout simplement. Adolescente, déjà, j’adorais écrire des lettres très osées à mes amoureux. C’est certainement une histoire de pouvoir, aussi. Troubler un homme avec des mots… c’est une sensation exquise! Mais mon « vrai » travail d’écriture érotique a commencé lorsque je suis tombée follement amoureuse d’un homme. Nous nous étions rencontrés sur Internet, écrire était la seule chance qu’il m’offrait de le séduire. Hélas! il n’a jamais cédé à mes avances. Alors j’ai décidé de tenter de publier les textes que je lui avais offerts, plutôt par jeu, au début. Comme une nouvelle étape dans mes tentatives de l’attirer dans mes filets! Il n’est jamais devenu mon amant, il est resté ma muse. La seule chose que je veux transmettre, avec mes textes, c’est du plaisir. Celui de la lecture, avant tout. Et plus si affinité

Avez-vous déjà rencontrer certains de vos lecteurs ? Si oui, que vous ont apporté ces rencontres ?

« Rencontrer mes lecteurs? Vous n’y pensez pas! Evidemment, j’ai un petit cercle d’intimes qui me lisent, et me connaissent. Mais même si je vis au soleil, l’ombre est mon domaine, du moins celui de Corpus Delecta. L’érotisme, à mon sens, se nourrit aussi du secret, ou plutôt, du mystère ».

Vous voulez donc rester anonyme. Est ce qu’au delà du goût du mystère, est-ce parce que cette écriture là doit rester votre jardin secret ? Votre échappatoire ? Qu’il y a comme un gout d’interdit ?

« Parfois, les choses sont bien plus simples qu’elles ne paraissent. Aucun goût d’interdit, l’interdit n’est pas dans ma nature. Non, je veux rester anonyme un peu par jeu, et beaucoup parce que je ne cours pas après la notoriété. J’écris de l’érotique par plaisir. J’aime ça. J’ai la chance d’être publiée, et d’être lue, et bien qu’il soit peu probable que j’en vive un jour, c’est une situation qui me convient. Je n’ai pas besoin de voir mon visage ailleurs que dans mon miroir! Et puis, finalement, le « Mystère Corpus Delecta » permet aux lecteurs de me fantasmer à leur goût, ce qui est un petit plus non négligeable, je pense »

Ecrivez-vous pour d’autres genres littéraires ? Si oui,toujours sous pseudo ?

« Oui, j’écris, et suis publiée dans d’autres genres littéraires. De la fiction, toujours, et sous pseudo, aussi, même si là, je suis nettement moins secrète ».

 Parlez-nous de votre dernier livre Le club, édité aux éditions Dominique Leroy, dans la collection e-ros. De son univers, d’où vous avez tiré votre inspiration. A quels lecteurs s’adresse-t-il ? Y a t -il des points communs avec votre propre vie ? Est-ce une réponse à certains de vos fantasmes ?

Le Club … A vrai dire, je ne me souviens pas comme l’idée m’est venue. Une conversation? Un article? Je ne sais plus. De même que je ne pourrais pas dire à qui il s’adresse, précisément. Ce n’est pas une question que je me pose avant d’écrire. J’ai une idée, une scène de départ pour une histoire, je commence à écrire, c’est tout. Ensuite, pour en revenir à votre question, celle du lien entre la vie, les fantames et les histoires qu’écrivent les auteurs érotiques se pose, tout naturellement! J’imagine que beaucoup de lecteurs se demandent si nous vivons toutes ces choses que nous racontons, où s’arrête l’autobiographique, et où commence la fiction! Aucune idée de ce qu’il en est pour mes consoeurs et confrères, pour ma part, disons que tout s’entremêlent et se mélange, réel, fiction, fantasmes… En revanche, et au risque de vous décevoir, les Clubs échangistes ne font pas partie de mes expériences réelles! Ils ont certes un fort pouvoir évocateur, bien sûr qu’il y a un côté très attirant dans cette idée de débauche, de liberté absolue qu’ils représentent, le manque de tabous… C’est juste que j’ai une conception bien plus intimiste de l’érotisme. Ce qui ne m’a pas empêchée d’écrire une histoire sur un Club. Mais écrire, c’est justement ça, aussi: une liberté absolue, aucun tabou. Du plaisir ! »

Avez-vous d’autres projets d’écriture sur le feu ?

« A vrai dire, en ce moment, j’ai presque trop de projets en cours! Là, je viens de décider de mener ceux-ci à bout avant de me lancer dans autre chose! J’ai trois manuscrits en cours de lecture, deux érotiques, et un roman; j’ai un recueil de textes humoristiques pour lequel il va falloir que je mette en quête d’éditeur (un aspect terriblement chronophage et frustrant, dans une vie d’auteur!) et j’ai une sorte d’essai sur lequel je travaille depuis presque un an dont je me dis qu’il serait bon que le termine, un de ces jours! Comme pour la digression, j’ai une fâcheuse tendance à me disperser ! »

Si vous souhaitez aborder un thème que j’aurais oublié, n’hésitez pas à en parler ici. Cette interview est la vôtre !

« Je crois que si quelque chose m’importe, en tant que Corpus Delecta, c’est que mes textes soient aussi de vrais textes littéraires. Au delà de l’excitation qu’ils peuvent éveiller, du moins je l’espère, j’ai pour ambition que mes écrits procurent un vrai plaisir de lecture. Le langage m’importe énormément. Dans « auteur érotique » il y a érotique, certes. Mais il y a aussi « auteur ». C’est une notion essentielle, pour moi ».

Merci beaucoup, Corpus Delecta, d’avoir répondu à ces questions. Si des lecteurs souhaitent connaître vos textes, je les invite à se rendre sur le site des éditions Dominique Leroy, http://www.dominiqueleroy.fr

 

 

 

Publié dans Une femme et des livres donne la parole

Isabelle Lorédan, attachante auteure franc-comtoise

I. LorédanAu téléphone, c’est une belle voix rauque et assurée qui répond. Isabelle Lorédan, auteure franc-comtoise, a accepté d’ouvrir la rubrique « Une femme et des livres donne la parole ». Sans condition et sans filet. Elle nous parle de ses blessures, de ses livres, de ses projets. Rencontre avec une femme attachante qui vit par et pour les livres.

« Isabelle Lorédan, racontez-nous comment l’écriture est entrée dans votre vie ».

Isabelle Lorédan : « J’ai toujours adoré lire. Les livres font partie de ma vie depuis toute petite. J’ai fait une première tentative d’écriture quand j’avais une vingtaine d’années. Elle s’est arrêtée nette quand ma mère a voulu y mettre son nez : J’ai brûlé toutes les pages que j’avais écrites. Je me suis remise à l’écriture il y a une quinzaine d’années, à l’issue d’une psychothérapie. J’avais besoin de coucher sur le papier mes émotions, mon ressenti. C’était une sorte d’exutoire qui m’a fait énormément avancer. En même temps, j’ai commencé à écrire de courts textes érotiques que j’ai publiés sur des forum sur internet. L’accueil des lecteurs n’a pas été mauvais, bien au contraire. Cela m’a incitée à persévérer vers des textes plus construits et des nouvelles. C’est ainsi que ma première nouvelle a été publiée en 2010 aux Editions Blanches, fondées par Franck Spengler, le fils de l’écrivaine Régine Deforges, au sein d’un ouvrage collectif ».

« Quand vous commencez à écrire, ce sont des textes érotiques. Pourquoi ce choix ? »

Isabelle Lorédan : « Cela part d’abord d’une démarche militante. J’avais envie de casser l’image de la femme qui doit forcément être amoureuse pour pouvoir se donner. Je voulais montrer la femme telle qu’elle est, avec ses désirs, ses fantasmes, ses envies. Certaines de mes héroïnes sont de grandes sentimentales, d’autres non. Elles vivent leur sexualité sans tabou et sont prêtes à toutes les expériences. Et cela ne fait pas d’elles des femmes méprisables. Cela dit, je sais que la littérature érotique est une littérature de niche qui n’a pas vocation à devenir grand public, même après le phénomène d’édition 50 nuances de grey, qui m’a personnellement consternée. Je suis triste que ce livre soit, pour beaucoup de lecteurs, l’unique référence en terme de littérature érotique. C’est en tout cas un genre qui me correspond et dans lequel je suis parfaitement à l’aise ».

« Depuis votre première collaboration avec les Editions Blanches en 2010, vous semblez avoir tracé votre chemin dans le petit monde de la littérature érotique ».

Isabelle Lorédan : « Effectivement ! En 2011 et 2012, mes nouvelles ont été publiées au sein de deux autres ouvrages collectifs, toujours chez Blanche. Parallèlement, j’ai publié des nouvelles aux Editions La Musardine à Paris. Plus récemment, cinq de mes textes sont parus dans la collection e-ros chez Dominique Leroy Edition et j’ai participé à un ouvrage collectif pour la collection Paulette aux Editions du 38. Enfin, j’ai publié un roman mêlant érotisme et fantastique chez HQN, Harlequin. Mon écriture a évolué depuis mes premières publications. On apprend toujours beaucoup en écrivant, en lisant les autres aussi, ce dont je ne me prive pas. Chacun de mes éditeurs m’a appris aussi. Nous ne sommes pas liés par un seul contrat financier. Un éditeur, c’est d’abord quelqu’un qui conseille, qui met ses compétences au service de son auteur. Oui, vraiment, j’ai beaucoup avancé depuis 5 ou 6 ans ».

« Diriez-vous que l’écriture remplit une grande partie de votre vie ? »

Isabelle Lorédan : « Oh oui ! L’écriture, la lecture, ce sont mes deux univers. Ce sont eux qui me donnent le sourire chaque matin. Même mes loisirs sont liés à ces deux passions puisque je suis bénévole à la bibliothèque de ma ville et que j’y anime des cafés littéraires ».

« Parlez-nous de votre actualité ».

Isabelle Lorédan : « En janvier 2015, j’ai publié un récit sous format numérique Les bleus au corps aux éditions Take your chance. Il est désormais disponible en format papier. Ce récit, c’est celui de ma vie d’ancienne femme battue. Ca a duré quatre ans et demi. C’est peu, en soi, mais c’est assez pour détruire une vie. J’ai écrit ce livre parce que, 20 ans après les faits, j’avais pris assez de recul pour pouvoir le faire avec détachement, sans que les émotions prennent le dessus. J’ai écrit ce livre aussi parce que j’entends trop souvent autour de moi les gens prétendre qu’il suffit de s’en aller quand on est maltraité. Comme si les choses étaient aussi simples. Comme si on oubliait l’emprise psychologique. Modestement, j’espère juste que ce livre a aidé des femmes qui vivent ce que j’ai vécu et qu’il a contribué à faire changer le regard que l’on porte sur les femmes battues qui restent encore aujourd’hui de grandes incomprises ».

« Des projets peut-être ? ».

Isabelle Lorédan : « Oui bien-sûr ! J’ai depuis des années un polar érotique en cours d’écriture que je vais bien finir un jour ! Plus sérieusement, je vais sortir prochainement un recueil de contes et légendes de Franche-Comté, qui n’auront rien d’érotiques. Je prépare également avec quatre autres auteurs franc-comtois -Isabelle Brühl-Bastien, Sandrine Décembre, Ghislain Gilberti et Annie Ramos- un recueil de nouvelles qui mêlera des genres littéraires complètement différents ».

Isabelle Lorédan, merci d’avoir accepté d’inaugurer cette rubrique. Si des lecteurs veulent mieux vous connaître, je les invite à se rendre sur votre blog : http://www.isaloredan.wordpress.com