La plus jeune des frères Crimson

Mes seules références en matière de recueils de nouvelles se cantonnaient jusqu’à présent à Les Contes de la Bécasse de Guy de Maupassant et, plus récemment, à Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part d’Anna Gavalda. J’avais aimé ces deux recueils. Pas assez toutefois pour me donner l’envie d’en lire d’autres. Jusqu’à ce que la chronique très élogieuse de Franck’s books (un blogueur que je suis depuis quelques mois) sur La plus jeune des frères Crimson, recueil de nouvelles écrit par Thierry Covolo et édité par la maison d’édition belge Quadrature, me fasse changer d’avis.

Ma curiosité piquée, j’ai contacté l’auteur via les réseaux sociaux, lequel a très gentiment accepté de m’en envoyer une version numérique. Que j’ai malheureusement dû lire sur mon téléphone portable, ma tablette étant HS. Ce sera le seul point négatif de cette lecture tant je l’ai appréciée, que dis-je, adorée, de bout en bout.

Les nouvelles du recueil de Thierry Covolo ont toutes pour cadre l’Amérique profonde à des moments différents du 20ème siècle. Ses personnages sont des tueurs, des musiciens, des prostituées, des fous, des amoureux, des tenanciers de bar ou d’hôtel, tous un peu borderline sans doute, mais d’une réalité bluffante. C’est là le talent indéniable de l’auteur : Parvenir, non pas à nous raconter une histoire mais à nous faire vivre une histoire grâce à ses descriptions et surtout ses dialogues parfaitement balancés. Le talent de Thierry Covolo s’exprime aussi par son art de la chute, indispensable à ce genre littéraire. Il n’a pas son pareil pour nous balader, faire monter le suspens, nous envoyer sur de fausses pistes avant de retourner complètement nos hypothèses en deux lignes juste avant le mot « fin ». J’ai passé un très beau moment de lecture, sans doute trop court, avec ce recueil dont la dernière nouvelle « Train de vie » est sans doute celle que j’ai préférée, parce que plus longue, parce que sur un sujet douloureux (l’apartheid entre blancs et noirs dans les Etats du Sud dans les années 30) parce que pleine d’espoir malgré tout, avec une fin, pour le coup, vraiment inattendue.

Thierry Covolo a un talent d’écriture indéniable pour nous faire vivre des histoires extraordinaires. C’est une plume que j’espère pouvoir lire à nouveau et dont on n’a pas fini de parler, j’en fais le pari.

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2 réflexions au sujet de « La plus jeune des frères Crimson »

  1. Bonjour ! J’aimerais que vous puissiez lire mes nouvelles, deux recueils auto publiés et donc avec ISBN, non référencés sur Amazon mais chez Babelio !

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