Publié dans Une femme et des livres a lu et a aimé

Leur séparation

Les éditions Allary ont eu la gentillesse de me faire parvenir via le site netgalley (un site internet que je viens de découvrir qui met en relation les maisons d’édition et les blogueurs littéraires), Leur séparation, un roman autobiographique de Sophie Lemp, à paraître en septembre 2017.

Leur séparation est un très court roman, d’à peine une centaine de pages que j’ai lu en deux soirées. Sophie Lemp y raconte la séparation de ses parents, survenue alors qu’elle était une petite fille de 8 ans. Dans son récit, elle se souvient comment elle a vécu le traumatisme de cette séparation, en se plongeant dans ses souvenirs et en relisant le carnet intime que sa grand-mère, aujourd’hui décédée, lui a légué.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman, qui se lit très facilement, à coup de chapitres très courts, comme autant d’épisodes de vie. J’ai trouvé très intéressant de lire l’histoire d’une séparation du point de vue de l’enfant. Ce n’est pas si courant dans la littérature. J’ai apprécié la retenue et la pudeur dont a fait preuve l’auteur. Elle raconte son histoire avec simplicité, sans aucun voyeurisme. Bien au contraire, ce roman est tout en émotion et en délicatesse. Parisienne, fille unique de parents bourgeois aisés, Sophie Lemp raconte son enfance idyllique d’avant la séparation : Les vacances lointaines en famille ou bien dans la résidence secondaire des grands-parents, l’amour inconditionnel de ses parents pour cet enfant qui a tant tardé à venir, les copines qui viennent jouer à la maison… Et puis, la déchirure dont Sophie Lemp parle avec la candeur des enfants. Elle s’interroge : N’a-t-elle voulu rien voir des difficultés de ses parents ? Elle dit sa souffrance de petite fille ballottée entre son père et sa mère, sa peur de trop montrer son amour à l’un et pas assez à l’autre, sa gêne devant les efforts que l’un et l’autre font pour prouver qu’ils restent, malgré tout, chacun à sa façon « un bon parent », son chagrin de ne plus pouvoir dire « papa et maman », le rôle consolateur que ses grands-parents ont joué à ce moment-là, sa joie, malgré tout, de voir sa mère garder de bonnes relations avec la famille de son père, et inversement…  Elle se souvient, aussi, comment elle a ardemment souhaité que ses parents s’aiment à nouveau.

Sophie Lemp est désormais trentenaire. Elle est mariée et mère de famille. Mais la cicatrice est toujours là, douloureuse, et comme à fleur de peau.

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