Publié dans Une femme et des livres a lu et a aimé

La pensionnaire du bourreau

 La Pensionnaire du bourreau, roman historique écrit par Olivier Dutaillis (sorti aux éditions Albin Michel en 2014 et désormais disponible en format poche) était l’un des coups de cœur de la petite librairie où je vais souvent traîner le samedi après-midi. Il n’en fallait pas plus pour que je jette mon dévolu sur ce livre (et sur d’autres aussi, mais cela, c’est une autre histoire).

J’aime assez les romans historiques. Je trouve qu’en lire est un moyen de se replonger dans l’Histoire de France d’une manière plus abordable qu’en lisant un livre d’Histoire classique. C’est pour cette raison que j’ai adoré, par exemple, la trilogie Le Siècle de Ken Follett qui retrace toute l’histoire du 20ème siècle en Europe et aux Etats-Unis à travers le destin de plusieurs familles. Si le cœur vous en dit, ma chronique écrite voici tout juste un an est à retrouver ici.

Tout autre moment historique pour La pensionnaire du bourreau qui plonge le lecteur au cœur de la Révolution française, période que j’avais beaucoup aimé aborder au lycée mais dont, finalement, il me restait peu de souvenirs. Manon, jeune paysanne vendéenne, arrive à Paris en avril 1789, sans le sou. Embauchée comme serveuse dans une taverne près du Palais-Royal, elle trouve à se loger chez Sanson, le célèbre bourreau parisien. Initiée à la politique et à l’amour par un jeune député des Etats-Généraux, Benjamin, elle côtoie les grands révolutionnaires que sont Desmoulins, Danton et Robespierre. Modèle pour le célèbre peintre David, Manon s’enflamme pour la Révolution. Devenue rédactrice dans le journal créé par son amant, elle y défend bec et ongle la condition des femmes, grandes oubliées de la Révolution, quitte à se mettre en grand danger. De la convocation des Etats-Généraux en 1789 à l’exécution de Robespierre en 1794, Olivier Dutaillis revisite cette période exaltante parmi les plus importantes de notre histoire récente.

Ce roman est un vrai coup de cœur. Je me suis vraiment passionnée pour l’histoire de Manon et Benjamin, tout comme je me suis passionnée pour cette plongée dans la Révolution française, sur laquelle, j’ai appris ou plutôt réappris, énormément de choses. Je connaissais bien-sûr le peintre David pour ces immenses tableaux de la Révolution et de l’Empire que l’on peut voir au Louvre. En revanche, je ne savais pas à quel point il avait été impliqué dans la Révolution. David a été l’un de ceux qui ont voté la mort du roi, Louis XVI, ce qui lui coûtera, d’ailleurs son mariage, son épouse étant une royaliste convaincue (qui a pu remercier malgré tout les Révolutionnaires qui ont instauré le divorce). Je connaissais bien-sûr La Terreur mais je ne me souvenais pas qu’elle fut aussi horrible, jusqu’à envoyer à la guillotine n’importe quel citoyen sans procès, juste sur la base du soupçon, avec, parfois, rien qu’à Paris, plus de 150 exécutions par jour.

La pensionnaire du bourreau est un roman populaire, dans ce qu’il a de meilleur. Mêlant avec talent petite et grande histoire, ce récit est un vrai bonheur de lecture. Les détails dans les descriptions et les nombreuses anecdotes en font un roman vivant, très agréable à lire. Un roman à recommander à ceux qui aime l’Histoire et les belles histoires !

 

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