Publié dans Une femme et des livres a lu et a aimé

Agatha Raisin enquête : La quiche fatale

Il y a déjà quelque temps que j’étais intriguée par la série Agatha Raisin enquête de la britannique M.C. Beaton, dont la traduction française est parue chez Albin Michel (mais désormais disponible en format poche). Le nom improbable de l’héroïne m’avait bien-sûr interpellée, de même que la couverture très colorée de chacun des ouvrages de la série. Pas assez, toutefois, pour me décider à acheter le premier tome. Il aura fallu la chronique élogieuse du tome 4 parue sur le blog de ChocolatCannelle dont vous trouverez le lien ici pour que je me laisse tenter. J’ai donc acheté La quiche fatale, premier tome de la série. Et ce fut un divertissement bien agréable que de le lire. J’écris « divertissement » car rien n’est jamais tout-à-fait sérieux avec Agatha Raisin. Evidemment, tout rapprochement avec Agatha Christie n’est pas du tout fortuit. Il y a le prénom, d’abord, mais aussi ce nom de famille, « Raisin » qui n’est pas sans rappeler le « Poirot » d’Hercule. Et puis, il y a dans cette Agatha Raisin un je ne sais quoi de Miss Marple, en beaucoup plus déjanté s’entend. Le village des Cotswolds (région de l’Ouest de l’Angleterre, au-dessus de la Cornouaille) où cette dynamique et tyrannique célibataire (elle est sans nouvelle de son mari depuis bien trop longtemps pour être encore considérée comme mariée), sans enfant, vient s’établir à l’âge de la retraite après avoir fait fortune en dirigeant une agence de communication et relations publiques à Londres, ressemble en tous points au Saint Mary Mead de Miss Marple. Mêmes cottages coquets, mêmes jardins bien entretenus et verdoyants, même révérend, mêmes dames patronnesses soucieuses du qu’en dira-t-on et de leurs bonnes oeuvres, même major à la retraite, mêmes concours de villages, mêmes pubs où l’on vient refaire le monde devant une pinte ou deux, mêmes rituels autour du thé… Ambiance british à 200 %. Seulement, Agatha Raisin est beaucoup plus rock’n Roll que Miss Marple ne le fut. Pourtant, si son arrivée ne passe pas inaperçue, elle ne révolutionne pas non plus plus la vie du village. Pour tuer l’ennui, Agatha Raisin tente le tout pour le tout : Participer au concours de quiches maison organisé par le comité des dames local. Hélas, le président du jury meurt après avoir avalé un morceau de la quiche qu’Agatha avait achetée chez un traiteur londonien. Notre héroïne, obligée d’avouer sa supercherie, décide de laver son honneur en découvrant l’assassin.

Bien-sûr, la série Agatha Raisin enquête est une série policière. Mais je ne suis pas sûre que les « vrais » amateurs de polars bien ficelés, d’intrigues alléchantes et de suspens se retrouvent dans cette série, dont le principal atout est son humour et les situations improbables dans lesquels Agatha Raisin ne manquent pas de se fourrer. Le meurtre, l’intrigue policière ne sont que des prétextes pour croquer, avec talent, la vie d’un petit village anglais, perdu au fin fond de nulle part et de dessiner des personnages de fort belle manière. Je le redis : Cette série offre un très agréable divertissement, si tant est que l’ambiance so british soit votre tasse de thé. En ce qui me concerne, je compte bien m’attaquer à tous les tomes de la série, qui en compte plus de vingt (le premier est sorti en 1992 en Angleterre), même si, actuellement, quatre seulement ont été traduits en français.

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