Publié dans Une femme et des livres a lu et a aimé

La fille du train

la-fille-du-trainEvidemment, en vous parlant aujourd’hui seulement de La fille du train de la Britannique Paula Hawkins (paru aux Editions Sonatine et désormais disponible en format poche), je ne fais pas tellement preuve d’avant-gardisme… Ce thriller s’est déjà vendu à 2 ou 3 millions d’exemplaires dans le monde et il a été adapté au cinéma par Hollywood sous le même titre (sortie en octobre 2016). Mais voilà. J’étais complètement passée à côté de ce phénomène d’édition. Il aura fallu une critique élogieuse de « Télérama » sur la page de garde de l’édition poche pour que je sois tentée de le lire. Non pas que je prenne pour argent comptant les critiques des gens de Télérama (leur côté intello-élitiste-parisiano-gauchiste m’agace parfois) mais, là, je ne sais pas pourquoi, j’ai eu envie de leur faire confiance. Et j’ai bien fait !

La fille du train ne se lit pas. Il se dévore. C’est un thriller psychologique au suspens haletant, subtilement amené, qui multiplie les fausses pistes, sans temps mort. J’ai tout aimé dans ce roman : La façon dont l’auteur fait se croiser trois destins de femmes, qui, tour à tour, deviennent les narratrices. L’écriture de Paula Hawkins, son regard sur les personnalités « borderline », sur l’alcoolisme, sur le désir d’enfant inassouvi dont elle dépeint les effets dévastateurs avec un grand réalisme. Tout sonne juste dans ce polar, qui démarre très gentiment, pour se terminer dans une ambiance glaçante, après avoir gravi tous les échelons de l’angoisse jusqu’à la paranoïa.

En voici l’histoire : Rachel, banlieusarde d’une trentaine d’années, divorcée, sans enfant, vit en colocation avec une amie. Alcoolique, chômeuse, elle continue de prendre le train pour Londres chaque matin et chaque soir. Pour ne pas avouer qu’elle a perdu son emploi parce qu’elle est arrivée ivre à une réunion de travail. Pour passer le temps et oublier sa vie pas très folichonne, Rachel a pris l’habitude d’observer, chaque jour, les habitants d’une maison dont le jardin longe la voie ferrée, au moment où son train ralentit pour respecter un feu de signalisation. C’est un jeune couple qui ressemble au couple qu’elle a formé avec son ex-mari, un jeune couple qu’elle espère parfait et dont elle s’approprie la vie à travers ses apparitions furtives dans le jardin ou sur le balcon de la maison. Elle leur a même trouvé des noms : Jess et Jason. Un jour, Rachel est stupéfaite. Elle découvre, dans le jardin, Jess en train d’embrasser un homme qui n’est manifestement pas Jason. Tous les rêves de perfection de Rachel s’effondrent. Mais celle-ci n’est pas au bout de ses surprises : Le surlendemain, en lisant le journal, elle reconnaît, sur une pleine page, la photo de Jess, qui s’appelle en réalité Megan : Celle-ci a disparu depuis deux jours. Rachel est bien décidé à éclaircir l’affaire. Quitte à exhumer des secrets de famille inavouables…

Prêt à vous lancer dans la lecture d’un roman que vous ne pourrez plus lâcher ? Alors, précipitez-vous sur La fille du train !

 

 

 

 

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