Publié dans Une femme et des livres a lu et a aimé

Mes amis devenus

mes-amis-devenusL’écrivain de littérature jeunesse, Jean-Claude Mourlevat, poursuit son incursion dans la littérature adulte avec un deuxième roman, Mes amis devenus. (Fleuve éditions). Seul cette fois, après un premier roman épistolaire jubilatoire, Et je danse aussi, écrit à quatre mains avec Anne-Laure Bondoux. (Ma chronique enthousiaste de l’époque est à retrouver ici).

Avec Mes amis devenus, Jean-Claude Mourlevat prouve qu’il a vraiment eu une excellente idée de s’autoriser à écrire pour le public adulte. Son roman est tout simplement enthousiasmant, jubilatoire, drôle, humain, sensible. Bref, un immense plaisir de lecture.

Je vous livre ici un résumé de l’histoire : Un écrivain à succès reçoit un jour une proposition pour le moins inattendue de son meilleur ami, Jean, qu’il connaît depuis le lycée. Et s’ils organisaient un week-end sur l’île d’Ouessant avec leurs trois autres amis d’enfance, Lours, Mara et Luce qu’ils n’ont pas revus depuis quarante ans et avec lesquels ils ont vécu mille et une aventures à l’époque ? Un peu réticent, notre héros finit pas accepter la proposition. Que sont ses amis devenus ? Arrivé en éclaireur dans le petit logement loué pour l’occasion, il attend l’arrivée des quatre autres au port du Stiff. Il comble ce moment de solitude en se souvenant de son enfance, au fin fond de la campagne auvergnate, de ses années lycée, de ses amis, de ses parents éleveurs de pintades et de ses grands-parents. Puis, vient le temps des retrouvailles. Que sont ses amis devenus ? Quels non-dits, quelles blessures anciennes, quels actes manqués vont-ils ressurgir ? Et pourquoi donc Jean a-t-il voulu organiser ce week-end ?

Jean-Claude Mourlevat excelle dans l’art de restituer une époque, une ambiance, des situations drôles, émouvantes ou tendres. La lecture des souvenirs d’enfance et d’adolescence du héros sont un pur moment de bonheur, tant y sont mêlés tendresse, humanisme et humour, dans une France des années 70, parfaitement décrite. L’auteur excelle également dans l’art d’écrire des dialogues justes, mordants, bref, qui sonnent vrais. Il excelle enfin dans l’art de surprendre son lecteur. C’est simple : On ne lit pas son roman, non, on est dans le roman, avec les personnages, à vivre l’histoire à leurs côtés. Finir un livre de Jean-Claude Mourlevat a donc un côté tragique : On a réellement l’impression de quitter des amis avec lesquels on a passé un très bon moment et que l’on ne reverra plus.

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