Publié dans Une femme et des livres a lu et a aimé

Salverney

Je viens de terminer Salverney, un thriller paru aux Editions du 38, écrit par le talentueux Breton Jean-Michel Leboulanger. Cet écrivain-voyageur m’avait déjà séduite avec son premier opus Un kimono pour linceul (chronique à retrouver ici). J’ai encore plus aimé cette deuxième production. Non pas qu’elle soit plus aboutie ou mieux écrite, non. C’est juste que le premier se passait dans un pays lointain que je connais peu, pour ne pas dire pas du tout, alors que l’action de Salverney se situe dans les îles Anglo-Normandes. Or, j’ai une tendresse particulière pour l’Angleterre, un pays situé juste en face de chez moi où je me suis déjà rendue à de très nombreuses reprises. J’ai aimé retrouver dans Salverney l’atmosphère typiquement britannique et parfaitement bien rendue -parce que Jean-Michel Lesalverneyboulanger est très fort dans ses descriptions de paysages et d’atmosphère. Tout cela est très subjectif, j’en conviens…

Donc, Salverney. Salverney est une minuscule île anglo-normande perdue entre Guernesey et Jersey que l’auteur a créée de toutes pièces pour les besoins de son thriller et « pour ménager les susceptibilités » écrit-il en préambule. Cette petite île de deux kilomètres de long sur autant de large vit tranquillement avec ses quelques dizaines d’habitants, son pub, son magasin et son hôtel d’à peine quelques chambres. La vie y est simple : A Salverney, on est, soit pêcheur soit producteur de légumes primeurs, écoulés chaque semaine à Jersey. Tout le monde se connaît, bien-sûr, et les touristes sont peu nombreux. Alors quand Ian Debaeker, un photographe français, débarque pour quelques semaines pour -officiellement- faire un reportage photos de l’île, on le regarde d’un œil dubitatif. Pour ne pas dire méfiant. Surtout que son arrivée provoque une succession d’évènements bizarres comme Salverney n’en a jamais connu, avec un taux de mortalité qui s’envole soudainement. Mais qu’est donc venu chercher Ian Debaeker à Salverney ? Quel mystérieux dessein poursuit-il ?

Je préviens les lecteurs de ce billet : Une fois que vous aurez en mains Salverney, vous aurez du mal à le lâcher. L’histoire se met en place « gentiment », on se laisse emporter par les descriptions de l’auteur, sans trop savoir où il nous emmène sur cette île perdue mais cette promenade est très agréable et vaut le détour. Et puis, le suspens se met en place. La construction est parfaitement bien huilée, avec des personnages qui cachent, tous ou presque, une faille. Réussir à démêler l’écheveau se révèle très vite impossible, d’autant que l’auteur maîtrise parfaitement l’art des retournements de situation et des surprises, qui mettent par terre les hypothèses que les lecteurs n’auront pas manqué d’échafauder. Bref, un thriller haletant qui ne tombe jamais dans le gore ou la violence gratuite, à dévorer sans tarder !

 

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