Publié dans Une femme et des livre participe à #10dumois

Dans la salle de classe #10dumois

entre 10 blogs

Déjà 8ème rendez-vous #10dumois, proposé par mon amie blogueuse, Egalimère, auquel je participe toujours avec grand plaisir.  Le thème du jour, « Dans la salle de classe », m’a inspiré un court texte autobiograhique que je dédie à toutes celles et ceux, qui, comme moi, ont subi la tyrannie des maths pendant toute leur scolarité. A la fin du texte, vous trouverez, comme d’habitude,  un lien qui vous permettra de lire ce que ce thème a inspiré aux autres blogueuses et blogueurs participants.

Dans la salle de classe, elle entend, tête baissée et épaules recroquevillées, le professeur de mathématiques lui crier dans les oreilles qu’elle n’est qu’une paresseuse et qu’elle ne fera jamais rien de bon dans la vie.

Dans la salle de classe, elle regarde les équations à une, à deux, à trois, à mille inconnues, elle ne sait plus… Les racines carrées de quatre, de dix, de cent, de combien encore, qui s’embrouillent devant ses yeux, les points A au point C, les points B au point D, les parallèles et les perpendiculaires qui dansent et s’entremêlent dans une valse incompréhensible.

Dans la salle de classe, elle se fait petite, toute petite, minuscule même, tellement minuscule qu’on ne la verra pas, qu’on ne l’enverra plus au tableau se faire crier dessus parce qu’elle ne sait pas que racine carrée de 4, c’est 2 et pas 3 ou 1 ou 0. Ou même 5. « Racine carrée de 4, c’est 2 ! Il faut le retenir, ce n’est pourtant mathspas bien compliqué ! », s’énerve le professeur en claquant la grande règle graduée jaune et noire sur le tableau à quelques millimètres de son visage tout rouge.

Dans la salle de classe, son devoir de mathématiques vole au-dessus de la tête des élèves. Il vient s’écraser à ses pieds. La copie double à grands carreaux s’est échouée, ouverte, avec plein de traits rageurs qui barrent à l’encre rouge sa petite écriture encore enfantine et les efforts qu’elle a faits. « Je vous ai quand-même mis 1/20 pour votre belle présentation », ricane le professeur, encouragé par les rires des camarades de classe.

Dans la salle de classe, ses boyaux qui se tortillent la plient en deux. Elle ne dit rien. Tous les jours, elle souffre en silence en priant pour que l’heure de mathématiques passe vite, très vite. Après, elle pourra respirer normalement. Elle ne craindra plus les humiliations quotidiennes du professeur. Et ses boyaux la laisseront tranquille. Jusqu’au lendemain.

Les autres participations à ce rendez-vous mensuel, c’est par ici

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2 commentaires sur « Dans la salle de classe #10dumois »

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