Publié dans Une femme et des livres a lu et a été déçue

Mémé Cornemuse goes to Hollywood

mémé goes« Nadine Monfils est une surdouée de l’humour noir, la reine de l’incongru. On ne rit pas, on hoquette, on s’étouffe… », Gérard Collard, critique faite dans l’émission Le Magazine de la Santé et reprise sur la 4ème de couverture de Mémé goes to Hollywood de Nadine Monfils dans sa version « poche » (chez Pocket). L’édition originale a, quant à elle, été publiée chez Belfond en 2014.

Je ne connaissais Nadine Monfils que de nom. Je ne suis pas fan des romans dits « humoristiques » mais, le soleil de l’été aidant, et après avoir lu cet avis tellement enthousiaste, je me suis dit que ce petit bouquin pourrait me faire passer quelques belles heures de lecture, sans prise de tête. Et hop, dans le caddie !

Je vous en résume ici l’histoire : Mémé Cornemuse, vieille dame aussi indigne qu’insupportable, a décidé d’épouser son grand amour, l’acteur belge Jean-Claude Van Damme. Pour se faire, elle n’a d’autre choix que de partir à Hollywood, avec les moyens du bord. S’en suit un road trip improbable, fait de rencontres toutes aussi improbables.

Voilà. Vous me direz, c’est court ! Mais, je vous assure, il n’y a rien d’autre à dire sur cette histoire dont, j’en suis certaine maintenant, je ne terminerai jamais la lecture. Je pense, pour avoir échangé sur ce sujet avec une lectrice du blog, que les avis sur l’univers de Nadine Monfils, et plus particulièrement sur sa série « Mémé Cornemuse » (quatre titres), ne feront jamais dans la demi-mesure : On adore ou on déteste. On adhère à son univers déjanté, absurde, incongru, à la vulgarité assumée… ou pas. En ce qui me concerne, c’est « pas ». Pour aimer une histoire, j’ai besoin de croire en ses personnages, de me retrouver dans les descriptions, d’être émue, d’être enthousiasmée par l’écriture, de trouver entre les lignes un humour subtile. Rien de tout cela dans « Mémé Cornemuse », je n’y ai vu que vulgarité, invraisemblance et caricature. Et on en rajoute, on en rajoute, on en rajoute dans l’humour bien lourd. Peut-être Gérard Collard (et d’autres) se sont-ils étouffés de rire en lisant ces quelques lignes. Pas moi. {Extraits} « Enfin, Bertine lui présenta Phil, son chouchou, dont le prénom lui avait été inspiré par la laine Phildar, vu qu’elle avait tenté d’avorter dans ses cabinets à l’aide d’une aiguille à tricoter. Numéro 6. Mais là, aussi, il s’était accroché aux mailles. Etait-ce à cause de tout cela qu’il ressemblait à une chaussette trouée ? » « Phildar lui avait piqué sa cage, ses fringues, son larfeuille et sa femme qui roupillait à l’arrière. Il s’arrêta un peu plus loin, la sauta et s’en débarrassa. Faut pas s’encombrer de choses inutiles« .

Devant tant de vacuité, je me demande simplement quel est le but de Nadine Monfils…  Nous faire passer un bon moment ? C’est loupé ! Dénoncer les travers de la société ? Peut-être… Se moquer de la beaufitude ? Un peu trop appuyé pour être crédible. Bref, si vous savez, n’hésitez pas à l’écrire en commentaire !

 

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