Publié dans Une femme et des livres a lu et a aimé

Le reste de leur vie

le reste de leur vieIl arrive qu’on achète un livre pour des raisons bizarres. Ce fut le cas le jour où j’ai glissé Le reste de leur vie de Jean-Paul Didierlaurent (Editions Au diable Vauvert) dans mon caddie de courses hebdomadaire chez Super U. J’avais juste eu un flash pour la couverture, qui, c’est vrai, est toujours particulièrement jolie et soignée chez Le Diable Vauvert. Et puis, je savais que Jean-Paul Didierlaurent avait connu un immense succès avec son premier roman précédent (que je n’avais pas lu), Le liseur du 6h27. Des raisons bizarres, vous ai-je dit…

J’ai donc ouvert ce livre sans rien connaître de l’histoire puisque je n’avais même pas lu le résumé sur la dernière de couverture. J’ai d’abord fait connaissance avec Manelle, jeune aide à domicile que l’on suit de maison en maison. J’ai assez vite compris le vieux et gentil Samuel dont elle s’occupe chaque jour tiendrait une place importante dans l’histoire. Et puis, j’ai fait connaissance avec Ambroise, jeune thanatopracteur, qui vit chez sa grand-mère Beth, depuis une dispute avec son père, professeur de médecine. A ce stade de ma chronique, je me dois de vous avouer quelque chose : Si j’avais su que l’un des héros du roman était un thanatopracteur, il est évident que je n’aurais jamais acheté ce livre, moi qui suis hypocondriaque, tendance cancérophobe avec un rapport pour le moins ambigu à la mort. Quand j’ai compris de quoi il retournait, j’ai même failli lâcher le livre tant l’idée de lire des descriptions de soins sur des cadavres me mettait mal à l’aise. J’ai poursuivi quand-même. Et j’ai eu raison. Alors, certes, l’auteur s’est assez renseigné au préalable pour nous faire des descriptions détaillées des soins de conservation. Mais son personnage, Ambroise, le fait avec une telle humanité, une telle sensibilité, un tel respect de la personne décédée que je n’ai plus vu la mort comme quelque chose de glauque mais tout simplement comment un élément naturel de la vie.

Nous voilà donc avec Manelle et Samuel d’un côté, Ambroise et Beth de l’autre. Comment ces quatre-là vont-ils se rencontrer ? Car bien-sûr, ils vont se rencontrer. Parce que Samuel est malade, très malade et qu’il a besoin d’Ambroise pour mener à bien un dernier projet fou, parce qu’Ambroise ne veut pas laisser sa grand-mère seule et parce que Manelle veut empêcher à tout prix Samuel d’aller au bout de ce projet, les voilà partis à quatre dans un raod trip incroyable. A bord d’un corbillard.

J’ai beaucoup aimé ce roman d’à peine 300 pages que j’ai avalé en deux jours. L’écriture de Jean-Paul Didierlaurent est d’une parfaite fluidité, les scènes du quotidien, les dialogues sonnent justes. C’est vraiment agréable de lire une histoire dont les personnages nous paraissent à tel point réels qu’on se demande si on ne les a pas déjà rencontrés. Malgré le sujet tragique, l’auteur fait montre de beaucoup d’humour, ce qui rend la lecture encore plus agréable. J’ai aimé la chute aussi. Bien-sûr, on ne doute que tout va bien se finir mais j’ai quand même été très surprise par cette fin-là. Bref, j’ai très envie d’enchaîner avec Le liseur du 6 h 27.

 

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