Publié dans Une femme et des livres a lu et a aimé

Un kimono pour linceul

un kimono pour linceul

Avec Un kimono pour linceul Jean-Michel Leboulanger signe aux éditions du 38 un excellent thriller dont j’ai achevé la lecture hier soir. (Vous en déduirez donc avec raison que je ne faisais pas partie des 20,8 millions de téléspectateurs qui ont regardé la finale de l’Euro 2016). Mais avant d’être un thriller Un kimono pour linceul est d’abord un formidable voyage dans un pays que je connaissais peu, le Japon. Jean-Michel Leboulanger connaît ce pays sur le bout des doigts, cela se sent, et c’est vraiment un plaisir que de se laisser entraîner à sa suite. On ne lit pas un livre qui se passe au Japon. Non. On est au Japon. On se promène dans ses villes, on vit ses coutumes et traditions, on rencontre ses habitants, on découvre ses campagnes. Cette impression « d’y être » est d’autant plus forte que l’auteur glisse de temps à autre dans son récit des mots et des phrases en japonais. Rien que pour cette belle rencontre avec le Japon, ce livre vaut le coup d’être lu.

Pour ne rien gâter, ce thriller est également parfaitement bien mené d’une jolie plume efficace. Il commence avec Gutxi, dont le père était un terroriste très actif de l’ETA. Gutxi est un homme d’une cinquantaine d’années que la prison puis l’exil en Argentine ont vieilli prématurément. Quand on fait sa connaissance, Gutxi vient d’apprendre qu’une maladie orpheline rare le condamne à brève échéance. Gutxi veut mourir au Japon, un pays qu’il connaît bien pour avoir fricoté avec les terribles « Yakusa », les mafieux locaux, du temps où il achetait des armes pour le compte de son père et de l’ETA. Et pour y avoir rencontré Tamaé, la seule femme qu’il ait aimé. Hélas pour lui, les Yakusa ont décidé qu’ils ne le laisseraient pas mourir tranquille. Trop de non-dit, trop de secrets, trop de terrifiants trafics sont en jeu. Hélas pour les Yakusa, Gutxi est un basque coriace. Et en plus, il ne renonce jamais.

Dès les premières pages, on n’a plus envie de lâcher le livre. Jean-Michel Leboulanger s’y entend très bien en matière de suspens et de rebondissements, sans oublier d’y adjoindre un pincée de surnaturel, dont finalement, on se demande si ce n’était pas la réalité. Bref, l’auteur balade son lecteur avec talent. On en redemande ! Avertissement quand-même : Si Jean-Michel Leboulanger décrit magnifiquement le Japon, il est aussi talentueux dans la description minutieuse de certaines scènes de violence extrême. J’avoue avoir eu du mal à aller au bout de certaines d’entre elles. Je préfère en avertir les lecteurs un peu trop sensibles (j’en fais partie…).

 

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