Publié dans Une femme et des livres donne la parole

Laëtitia Constant, hyperactive de la lecture et de l’écriture

Laëtitia Constant, Parisienne, 34 ans, est publiée chez « J’ai lu » (la collection « poche » de l’éditeur Flammarion). Aliénor Mc Kanaghan, l’héroïne de sa saga fantastique qu’elle a créée en 2009, a séduit l’éditeur. La jeune auteure a accepté de parler de son parcours littéraire, de ses romans, de son univers, de ses coups de cœur… et même de sa vie. Rencontre avec une hyperactive de l’écriture et de la lecture.

Bonjour Laëtitia Constant et merci de vous prêter au jeu de l’interview. Et si vous commenciez par vous présenter brièvement ?

« Volontiers. Je suis née à Paris il y a 34 ans mais j’ai grandi à Palaiseau, dans l’Essonne. Maman d’une petite fille de 9 ans et demi, j’ai la chance d’écrire à plein temps depuis 2011. Auparavant, j’ai exercé dans plusieurs secteurs d’activités comme les Assurances, l’Administratif et le Tourisme. Je suis une grande lectrice, même si j’ai moins le temps maintenant. J’adore les livres, je les trouve rassurants. Si je m’écoutais, j’en achèterais tout le temps. Des romans, des livres de cuisine, de voyage… J’aime me dire qu’ils mettent le monde à ma portée. Je suis également une grande fan de séries TV et une curieuse de la vie en général ».

Photo Laetitia Constant (2)

Qu’est ce qui fait que vous en êtes venu à écrire des romans ? Est ce que ce fut un long cheminement avant de vous lancer ? Est ce la lecture qui vous a amené à l’écriture ?

« Je pense que la lecture m’a amenée à l’écriture. Enfant, j’écrivais en cachette. J’avais honte de mettre par écrit ce que je ressentais. Une fois adolescente, avec mes études, j’ai dû mettre ce mode d’expression ainsi que les livres de côté. Des années plus tard, j’y suis revenue un peu par la force des choses. Suite à un problème de santé, j’avais besoin de fuir mon quotidien alors je me suis replongée dans les livres. Une chose en entraînant une autre, mon personnage d’Aliénor est née et je me suis accrochée à elle comme à une bouée de sauvetage. En toute sincérité, j’ai mis mes tripes dans cette histoire. Au début, je ne visais pas la publication. C’était juste un exutoire. Lorsque je me suis rendue compte que j’avais écris un roman, j’ai commencé à me demander : « Et pourquoi pas moi ? ». A partir de ce moment, j’ai travaillé dur pour parvenir à me faire publier ».

Diriez-vous que l’écriture est un vrai besoin au quotidien ?

« Pas au quotidien, non. Mais écrire fait partie intégrante de mon mode de vie. Même quand je ne suis pas devant mon clavier, mon esprit tourne à 100 à l’heure, tout le temps et partout. C’est parfois épuisant ».

Avez-vous des auteurs en modèle ? Des auteurs qui vous ont donné envie d’écrire ?

« Oui, j’aime, par exemple, beaucoup le style dynamique d’auteurs comme Jennifer L. Armentrout, Jamie McGuire ou encore Emilie Blaine. Peu importe le genre, il faut que ça bouge.  Je suis une lectrice hyperactive ».

 

Quel est votre source d’inspiration ? D’après ce que j’ai pu lire, vos romans se passe dans un univers fantastique. Pourquoi ce choix ?

« Les univers fantastiques m’ont toujours entourée que ce soit à la télévision ou au cinéma. Je fais partie de la génération « Trilogie du samedi soir » sur M6. J’ai grandi avec Buffy contre les vampires, Charmed, X-Files, Les contes de la Crypte ou encore l’Histoire sans fin, Beetlejuice, la famille Adams… Je pourrais citer des dizaines de titres qui me suivent depuis toujours. Le fantastique s’affranchit des barrières qu’impose le réel. Les possibilités de chemin  y sont quasi infinies et les codes sont souvent bousculés. C’est la liberté, en somme. Ecrire une histoire dans cet univers était une évidence mais je ne m’y cantonne pas ».

 

Vous avez déjà publié deux romans, le troisième de la série « Aliénor MacKanaghan » va sortir prochainement. Parlez-nous un peu de cette héroïne. Qui est-elle ? Quelles aventures vit-elle ? Vous ressemble-t-elle ? Etes-vous attachée à cette héroïne au point de poursuivre l’aventure avec de nouveaux tomes ?

« Aliénor, c’est mon personnage chouchou. Parce qu’elle est le premier que j’ai créé et que c’est grâce à elle que mon aventure avec mon éditeur -Flammarion pour sa collection « J’ai lu »- a débuté. C’est une jeune fille de 18 ans qui tente de faire abstraction du fait qu’elle ne vit pas comme tout le monde. Elle essaye de vivre normalement jusqu’à ce qu’un évènement, ainsi qu’une rencontre avec un certain Milàn, transforme sa vie pour toujours. A partir de ce moment, elle se débat pour se reconstruire et sa quête n’est pas un long fleuve tranquille. Elle n’est pas épargnée (le lecteur non plus), ses convictions sont souvent remises en question et elle s’en sort rarement indemne. Malgré tout, elle en tire des choses positives et sa relation avec Milàn en est un exemple même si comme dans la vie, ce n’est pas toujours rose. C’est une histoire d’amour qui se veut la plus réaliste possible. Dans le premier tome, Litha, Aliénor jeune, puis on suit ses aventures sur quatre tomes, puisque, oui, un 4ème tome est déjà prévu. Par certains aspects, je pense que cette série est un peu un miroir de ma vie. J’ai souffert avec elle comme elle a souffert avec moi ».

Votre parcours d’auteur : Avez-vous « galéré » avant de trouver une maison d’édition ?

« Mon parcours n’a pas été simple, loin de là. Il a été chaotique et j’ai même failli abandonner plus d’une fois l’idée de devenir écrivain. L’édition est un milieu difficile où il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. J’ai créé mon personnage d’Aliénor en 2009. Ensuite,  je n’ai eu de cesse d’améliorer mon texte. Mes efforts ont fini par payer puisque j’ai réussi à intéresser un éditeur. Je prends cela comme une chance inestimable. Nombre d’auteurs de manuscrits ne l’ont pas »

.

Vous participez souvent à des salons du livres et des rencontres d’auteurs.  Que vous apportent ces rencontres ? Avez-vous été plus particulièrement touchée par l’une de ces rencontres ?

« La création littéraire est une activité solitaire. Imaginer que son livre, le fruit de son travail, peut impacter d’une manière ou d’une autre la vie de quelqu’un est difficile à mesurer. Les salons sont des moments particuliers car ils permettent de mettre des visages sur le mot« lecteur ». Certains sont très expressifs et montrent leur joie, d’autres sont plus timides ou impressionnés. Dans tous les cas, je ne sais pas qui est le plus nerveux. Eux, ou moi. C’est aussi le moment où l’on retrouve les amis écrivains. Nous sommes éparpillés sur le territoire -voire même au-delà- et ces évènements sont pratiquement les seuls moments où l’on peut passer du temps ensemble.  Je me souviens qu’un jour, quelqu’un m’a dit que grâce à mon roman il avait repris goût à la lecture. J’ai été touchée et j’y pense à chaque fois que je doute de moi ».

Pour terminer, avez-vous des projets littéraires dont vous voudriez parler ?

« Je travaille actuellement à la sortie du tome 3 de la série « Aliénor McKanaghan », puis j’enchaînerai avec l’écriture du dernier tome. Par ailleurs, j’ai écrit une romance complètement indépendante de la série « Aliénor Mc Kanaghan » qui doit paraître au premier semestre 2017″.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s