Publié dans Une femme et des livres a lu et a aimé

108 étoiles du Japon

Japon

C’est en lisant l’ouvrage de Matthieu Pinon, paru aux Editions Ynnis en 2016, 108 étoiles du Japon, que je me suis aperçue à quel point la culture japonaise m’était inconnue. Sur les 108 personnalités recensées par l’auteur, dans des domaines aussi différents que la littérature, les sciences, l’art, le sport, le cinéma, la musique ou le cinéma, je n’en connaissais qu’une, et encore pas depuis longtemps et par le plus grand des hasards professionnels : Hokusai, l’un des grands maîtres japonais de « La Manga » bénéficie, en effet, actuellement d’une rétrospective au musée du dessin et de l’estampe de ma ville et j’en ai écrit un article pour l’un des supports de communication auxquels je collabore.

108 étoiles du Japon est un ouvrage qui m’a été offert. Je ne l’aurais sans doute pas acheté de mon propre chef. Et cela aurait été bien dommage tant il est riche en enseignements sur un pays si lointain dont, au final, on connaît très peu de choses. Chaque « étoile » est racontée sur une page. Une petite introduction permet tout de suite de connaître les faits remarquables réalisés par la personne, avant que sa biographie ne soit déroulée et le contexte de l’époque expliqué. Les « étoiles » de la littérature, qui ouvrent l’ouvrage, m’ont forcément plus particulièrement intéressée. J’ai désormais envie de découvrir la plume de Yoshimoto Banana, égérie de toute une génération de japonaises en quête d’émancipation ou celle de Marakami Huraki, véritable phénomène d’édition dont les livres (alternance de romans et de nouvelles où l’influence de l’américain Raymond Carver est omniprésente) sont traduits en plus de 15 langues. Preuve de mon inculture et de la ténacité des clichés, j’étais persuadée de ne trouver que des sumotoris dans la rubrique « sport ». Or, il n’y en a qu’un, Taiho Koki, qui a dominé pendant une décennie le monde du Sumo et reste, quarante ans après, le héros qui plane sur toutes les arènes du Japon. A ses côtés, on découvre un joueur de base-ball, un catcheur, un golfeur, un footballeur ou encore une marathonienne, Takahashi Naoko, médaillée d’or aux JO de Sydney en 2000. Dans un tout autre genre, les dix réalisateurs présentés viennent prouver toute la vivacité du cinéma japonais, dont Miyazaki Hayao et son très remarqué dessin-animé « Le voyage de Chihiro », qui lui  valut à l’époque  un Oscar à Hollywood et un Ours d’or à Berlin. Enfin, la rubrique « sciences » m’a beaucoup intéressée également tout simplement parce que j’ai découvert qu’on devait aux Japonais une foule d’inventions ou d’avancées scientifique, de Haraga Gennai, précurseur en pharmacologie au 18ème siècle à Ishiguro Hiroshi, concepteur du premier robot à apparence humaine dans les années 2000, en passant par Shima Hideo, concepteur du TGV japonais.

Ce voyage au pays du Soleil Levant n’aurait pas pu se faire sans son auteur, Matthieu Pinon, fasciné par la culture du Japon qu’il a découverte à la faveur de nombreux voyages. Il est, par ailleurs, spécialiste depuis 15 ans de la bande-dessinée et des dessins animé japonais, dont il a parlé dans un précédent ouvrage Histoire du manga moderne (en collaboration avec Laurent Lefebvre).

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