Publié dans Une femme et des livres a lu et a aimé

Le Livre des Baltimore

Baltimore 2

J’ai refermé hier soir Le Livre des Baltimore, de Joël Dicker (éditions de Fallois/L’Homme debout). J’avais été de ceux, extrêmement nombreux, qui avait adoré son précédent opus La vérité sur l’affaire Harry Quebert, que j’avais littéralement dévoré. J’étais donc très curieuse de savoir si ce nouveau roman allait me plaire autant. Suspens… Commençons d’abord par l’histoire.

On a plaisir à retrouver le jeune Marcus Goldman, écrivain américain à succès, qui avait résolu la fameuse affaire Harry Quebert du précédent roman. Aucune allusion n’y est faite, toutefois, puisque cette histoire se déroule dans les années qui précèdent. (Sous-entendu : les -rares- lecteurs qui n’ont pas lu La vérité sur l’affaire Harry Quebert peuvent sans problème lire Le Livre des Baltimore, ils ne seront pas perdus). Marcus Goldman des « Goldman de Montclair », issu de la classe moyenne américaine, raconte sa vie d’enfant, d’adolescent et de jeune adulte. Elle est intimement liée à celle de son oncle Saul , de sa tante Anita et de ses deux cousins Hillel et Woody. Eux, ce sont les « Goldman de Baltimore ». On comprend très vite que leur situation financière, sociale et professionnelle bien supérieure conduit Marcus à les admirer plus que tout, quitte à dénigrer ses propres parents. Pas de meurtre, pas de disparition inquiétante, pas d’assassins ici mais un Drame. Avec un D majuscule.

Un Drame, dont on sait rien, à part qu’il va bouleverser à jamais, à la veille de Thanksgiving 2004, la vie des Goldman de Baltimore. Un Drame auquel les personnages font régulièrement allusion, sans rien dévoiler, et vers lequel l’auteur emmène son lecteur à coups de retours dans le passé, parfaitement distillés. Une méthode que Joël Dicker avait déjà abondamment utilisé dans son précédent roman, d’ailleurs. Cela faisant, l’auteur sème des indices, et fait savamment monter la pression : « C’était deux ans avant le Drame et on ne le savait pas » ; « Qui aurait pu dire à ce moment là que le Drame était si proche ? ».

Le Livre des Baltimore m’a vraiment beaucoup plu. Petit bémol : J’ai quand même trouvé qu’il y avait des longueurs, notamment au début pour « installer la situation ». Je pense que le moment où l’auteur évoque la rencontre entre Hillel et Woody puis son « adoption » par les « Goldman de Baltimore » aurait gagné à être plus court. Toutefois, une fois l’histoire en vitesse de croisière, il m’a été impossible de lâcher ce roman et son suspens véritablement haletant. Si vous avez aimé La vérité sur l’affaire Harry Quebert, vous ne serez pas déçus par Le livre des Baltimore. Si je devais faire un résumé, je dirais que ce roman, c’est l’histoire d’une famille qui a l’air sans histoire. Mais qui cache des secrets, beaucoup de secrets. Et aussi des trahisons, beaucoup de trahisons. Le tout sur fond de jalousie et d’incompréhension. Il ne faut pas chercher de grands traits de philosophie dans ce roman, pas de réflexion non plus sur la vie qui passe et ne repasse plus. Il n’est rien d’autre qu’un sympathique et très bon moment de lecture. Et c’est beaucoup.

Le Livre des Baltimore – Joël Dicker – Editions du Fallois/L’Homme debout

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