Publié dans Une femme et des livres a lu et a aimé

Même les politiques ont un père

politiqueEn ce jour de la fête des pères, j’ai envie de vous parler d’un livre que j’ai lu il y a quelques semaines avec beaucoup de plaisir. Un livre de circonstances : « Même les politiques ont un père » de Emilie Lanez, journaliste au Point. C’est un petit bouquin d’à peine 200 pages qui s’avale en deux ou trois soirées, dans lequel on peut picorer à l’envie puisque chaque chapitre est consacré à l’un de nos hommes ou femmes politiques (aimés, tolérés ou détestés, de l’extrême gauche à l’extrême droite). Rien ne nous oblige à les lire dans l’ordre. Moi, par exemple, j’ai choisi de lire ceux que j’aimais le plus en premier. J’ai donc commencé par François Bayrou et j’ai terminé par Marine Le Pen.

Emilie Lanez part du principe, dans une longue introduction, que si des hommes et des femmes choisissent la vie politique, avec tout les renoncements, les trahisons ou les doutes que cela suppose, c’est parce que leur père a, à un moment ou à un autre de leur vie, fait preuve de défaillance. « Habitués à ne pas pouvoir compter sur celui  sur lequel ils auraient dû instinctivement se reposer, ils ne savent gré qu’à leur propre ambition. Ils sont convaincus de ne rien devoir à personne. Ingrats, ils savent trahir, écarter, oublier », tente d’expliquer la journaliste. On peut trouver cette analyse un peu courte et s’agacer de cette propension de notre époque à tout vouloir expliquer par l’enfance. Certes. Il n’empêche que cette plongée dans les vies intimes de François Hollande, Manuel Valls, Nicolas Sarkozy, François Baroin, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal ou Marisol Touraine alors qu’ils étaient enfants nous apprend beaucoup sur les hommes et les femmes qu’ils sont devenus. Père distant, père aimant, absent ou trop présent, tous ont une part de responsabilité dans le parcours, les victoires ou les défaites de leurs enfants. On reste suffoqué devant le cynisme glaçant de Pal Sarkozy, on sourit d’apprendre que le père de Marisol Touraine fait la tournée des grands couturiers, aujourd’hui encore, pour habiller sa fille, on ne sait que penser de la réaction de Serge Moscovici à l’annonce du classement de son fils à l’ENA : « Sixième à ton école de plomberie ? Tu aurais pu travailler ! », on s’émeut devant les douleurs de François Baroin et François Bayrou, orphelins de père, à peine adultes, on reste perplexe devant le taiseux Ahmed Belkacem dont le seul principe fut d’être poli et de ne pas se faire remarquer.

Emilie Lanez a rencontré de nombreux intimes de ces politiques. Il en ressort un livre qui fourmillent d’anecdotes, parfois drôles, parfois tragiques mais jamais graveleuses. D’aucuns le regretteront peut-être… En attendant, je remercie mon compagnon de m’avoir parlé de ce livre. J’espère avoir réussi ce que lui a réussi : Me donner envie de le lire.

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