Publié dans Une femme et des livres a lu et a aimé

Nymphéas noirs

Nymphéas noirsNymphéas noirs. Troisième roman de Michel Bussi en quelques semaines… J’ai adoré les deux premiers. J’aborde celui-ci avec prudence : D’abord parce que mon expérience de lectrice m’a prouvé qu’à enchaîner les livres d’un même auteur, on finit pas se lasser. Ensuite, parce qu’une de mes amies l’a lu et ne l’a pas aimé. Punition suprême : Elle l’a abandonné en route…

Giverny. Petit village de l’Eure mondialement connu parce que Claude Monnet y a passé une grande partie de sa vie et y a peint ses fameux tableaux « Nymphéas ». Alors que les touristes envahissent le village et se pressent pour visiter la maison et les jardins de Monnet, on retrouve un homme assassiné, la tête dans le cours d’eau qui traverse le village. Bizarre, le mode opératoire ressemble à celui qui a coûté la vie à un enfant du village en 1937 et dont le meurtrier n’a jamais été retrouvé. Autour du cadavre, trois femmes se détachent : Fanette, petite fille de 11 ans, qui rêve d’une carrière de peintre, Stéphanie, l’institutrice du village mal mariée à Jacques et une vieille, dont on ne sait rien, si ce n’est qu’elle observe tout, sans que nul ne semble la voir… Les inspecteurs qui mènent l’enquête en sont persuadés : un enfant du village est en danger.

J’ai beaucoup aimé Nymphéas noirs. Dans l’échelle bussienne, je le place au même niveau que « un avion sans elle » et « N’oublier jamais » en terme de qualité d’écriture. Michel Bussi est un maître dans l’art de distiller le suspens, il le prouve encore avec ce roman. C’est aussi un maître dans l’art de brouiller les pistes et de nous emmener aux frontières de la folie. De nous faire douter, enfin de tous les personnages, sauf du meurtrier, bien sûr, sinon ce serait trop facile.

Avec Nymphéas noirs, Michel Bussi nous place devant un tour de passe-passe qui se dévoile à quelques pages de la fin. On rage après l’auteur de nous avoir berné dès le début. On regrette peut-être que l’auteur ne nous ait pas donné toutes les clés, qu’il ait usé d’un artifice pour nous emmener là où il le voulait. Et puis, on pardonne. Parce qu’on a passé un délicieux moment de lecture. Et puis, parce qu’en y regardant de plus près, l’auteur a semé quelques cailloux auxquels, pris dans la lecture, on n’a pas prêté assez attention. On pardonne aussi parce que la fin, comme toujours dans les romans de Michel Bussi, est porteuse d’espoir et d’une belle dose de romantisme… On pardonne enfin, parce qu’après tout, un polar, c’est fait pour bousculer le lecteur !

J’ai beaucoup aimé Nymphéas noirs aussi pour la somme d’informations que le roman apporte sur la vie de Claude Monnet et de son œuvre. Moi qui aime tant les peintres impressionnistes, qui ai souvent admiré leurs toiles au musée d’Orsay à Paris, j’ai désormais très envie de visiter le musée Marmottan à Paris (où l’on trouve la plus grande collection de toiles de Monnet) et le musée des Beaux-Arts de Rouen, où est exposée la plus importante collection de peintres impressionnistes en Province. Merci Michel Bussi de me l’avoir appris. Comme quoi, la littérature dite « populaire » est aussi un bon moyen d’apprendre…  Et qui sait, un jour, peut-être ferai-je partie de la foule des touristes qui attendent devant la maison de Claude Monnet à Giverny… Mais ça, c’est une autre histoire !

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